Inhumation ou crémation, quelle différence ?

Inhumation ou crémation

Le cimetière vert de Niort © Peter Mauduit

Inhumation ou crémation, seuls deux choix de sépultures en France

En France, il n’existe que deux choix concernant la dépouille des défunts : l’inhumation et la crémation. Dans les deux cas, le corps doit être placé dans un cercueil qui ne sera fermé qu’après qu’un médecin ait délivré un certificat de décès.

Dans quel délai doit-on organiser les obsèques ?

L’inhumation ou la crémation aura lieu minimum 24 heures après le décès et au maximum six jours ouvrés plus tard. Le maire doit donner son autorisation pour procéder à l’inhumation en cimetière ou à la crémation du corps. Une plaque indiquant l’identité de défunt est placée sur le cercueil ou l’urne funéraire.

L’emplacement de la sépulture du défunt est consignée sur un registre, même en cas de dispersion des cendres dans la nature.

La mise à la flamme lors d’une crémation

La crémation consiste à brûler et réduire en cendres le corps de la personne décédée, en introduisant le cercueil dans un four du crématorium à une température avoisinant les 900 °C. Cette étape dure environ 90 minutes. Contrairement à de nombreuses croyances, le cercueil ne s’enflamme pas. Il brûle par autocombustion (pour en savoir plus, lire notre FAQ sur la crémation).

Dans la plupart des crématoriums, la famille peut assister à l’introduction du cercueil dans le four au travers d’une paroi vitrée ou sur un écran de télévision. Cela ne dure quelques secondes mais ce moment peut être mal vécu. Vous pouvez attendre dans la salle d’attente et revenir récupérer l’urne, quelques heures après ou confier cette tâche à l’entreprise funéraire.

La remise de l’urne

On vous remettra alors les cendres du défunt dans une urne cinéraire scellée. Si vous récupérez l’urne juste après la crémation, il est normal qu’elle soit encore chaude. Là encore, mieux vaut être prévenu.

Décider de la destination des cendres du défunt demande parfois du temps, surtout si votre proche n’a pas émis de souhait particulier. En attendant de prendre la décision, beaucoup de familles gardent l’urne à la maison. Pourtant, depuis 2008, il est interdit de la conserver à son domicile. Cette loi vise à éviter que l’urne ne soit remisée dans un grenier, égarée ou brisée, par manque de soin ou d’intérêt.

L’urne peut être conservée au crématorium dans un local de dépôt provisoire pendant un an. En fonction des crématoriums, ce dépôt peut être gratuit ou facturé jusqu’à 1 000 € l’année. Renseignez-vous donc bien sur les conditions tarifaires du crématorium.

Le choix de la destination des cendres

Ils ont dispersé les cendres de leurs défunts : découvrez leurs témoignages.

La mise en terre dans le cas d’une inhumation

La mise en terre est l’une des étapes les plus prégnantes d’un enterrement. Elle consiste à descendre le cercueil en pleine terre ou dans un caveau. Suite au recueillement en silence, il est souvent proposé à l’assemblée de réaliser un dernier geste d’adieu au défunt avant que son corps ne soit descendu en terre.

Veillez à ce que les gestes techniques des fossoyeurs ne prennent le dessus sur la fin du rite : ce temps de célébration ne doit pas vous être volé. L’usage veut que les membres de l’assemblée jettent des pétales, des fleurs entières ou de la terre. Mais libre à vous de faire différemment. Enfin, si vous préférez ne pas assister à la descente du cercueil, rien ne vous y oblige. Vous pourrez venir vous recueillir le lendemain, quand le cercueil sera recouvert de terre ou le caveau refermé.

Des dernières volontés qui doivent être respectées

Un choix auquel personne ne peut s’opposer. La loi du 15 novembre 1887, dite loi sur la liberté des funérailles, spécifie que « Tout majeur ou mineur émancipé peut régler les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture. » Si le choix du mode de sépulture est important pour vous, pensez à le mentionner dans vos dernières volontés et à communiquer l’information à vos proches.

Ne pas respecter les volontés du défunt est passible de six mois de prison et 7 500 euros d’amende selon l’article 433211 du code pénal. Si personne ne se manifeste pour faire respecter les volontés du défunt ou que le maire doit procéder à des funérailles rapides, il « pourvoit d’urgence à ce que toute personne décédée soit ensevelie et inhumée décemment sans distinction de culte ni de croyance. »

Certains types de funérailles demeurent interdits pour des questions de salubrité ou d’hygiène publique, notamment la crémation en plein air, la cryogénisation des corps, etc.

Enfin, certaines dispositions ne s’appliquent pas à l’Alsace Moselle.

De nombreuses ressources pour vous aider