Euthanasie en France, que dit la loi ?

Crédits : Sittithat Tangwitthayaphum/Getty Images

On parle généralement d’euthanasie lorsqu’un médecin interrompt volontairement la vie de l’un de ses patients, dans le but de mettre fin à des souffrances qui sont jugées insoutenables. Deux formes d’euthanasie sont pratiquées. L’euthanasie active, comme nous venons de l’expliquer, intervient lorsqu’un praticien agit directement en administrant, par exemple, un produit létal. L’euthanasie passive, quant à elle, intervient lorsque l’on décide de stopper des traitements qui maintiennent une personne en vie de manière artificielle. Ce deuxième cas doit cependant être distingué du suicide assisté. L’euthanasie passive ne résulte pas de l’administration d’un produit aidant une personne à mourir mais bel et bien de l’arrêt d’un traitement.

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L’euthanasie active interdite en France

En France, la pratique de l’euthanasie active est interdite par la loi. Mais au nom du principe du non acharnement médical, l’euthanasie passive est, quant à elle, tolérée sur le territoire national. Dans ce cas de figure, les équipes médicales peuvent mettre en place des soins palliatifs. Ces soins servent, pour leur quasi totalité, à soulager les douleurs et à améliorer le confort du patient. Leur administration peut être prolongée jusqu’au décès du patient. En France, cette pratique est étroitement surveillée et réglementée. Dans ce cas de figure, le patient doit en faire la demande. Et s’il est dans l’incapacité de s’exprimer, des personnes de confiance doivent prendre le relais et transmettre les volontés du proche concerné.

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Quelle place pour l’euthanasie en Europe ?

Plusieurs pays européens ont légiféré à propos de l’Euthanasie. Les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et la Suède l’ont ainsi autorisé sous certaines conditions. L’Autriche, l’Allemagne et la Norvège ont, quant à elle, pris une décision comparable à la France en acceptant l’euthanasie passive. On notera cependant que la Roumanie, la Bosnie, la Serbie, la Pologne ou le Portugal punissent sévèrement la pratique de l’euthanasie et la considèrent comme un crime passible de peines de prison.

Tout ce qu’il faut savoir pour rédiger ses directives anticipées

Ecoutez l’interview de Jacqueline Jencquel, ex Vice-présidente de l’ADMD qui compte avoir recours au suicide assisté d’ici juin 2020 en Suisse.