Transport d’une urne funéraire, mode d’emploi

La crémation d'un corps donne lieu, par la suite, au transport de l'urne funéraire vers sa dernière demeure. Mais entre les volontés du défunt et les réglementations en vigueur, il convient de bien se préparer avant de prendre le départ.
Transport urne funeraireCrédits : Shutterstock

Après avoir effectué une crémation, les cendres d’un disparu sont systématiquement récupérées dans une urne funéraire. La loi, depuis 2008, interdit formellement aux familles de conserver l’urne avec elles et les oblige à l’inhumer dans un lieu adapté. On parle, la plupart du temps, d’un caveau, d’une sépulture adaptée ou d’un columbarium. Les cendres peuvent également être dispersées dans la nature, au bord de la mer ou près d’une forêt, selon les volontés du défunt. Mais si le lieu de crémation est trop éloigné du site funéraire, il faudra procéder au transport de l’urne funéraire en respectant les réglementations en vigueur en France ou, le cas échéant, à l’étranger. Au moment d’entreprendre un tel déplacement, il convient de se renseigner auprès des autorités compétentes et s’assurer que tout est en ordre avant le départ.

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Le transport de l’urne funéraire par la route

Si la situation impose un transport de l’urne par la route, la loi exige uniquement qu’il soit effectué par des proches du défunt ou un opérateur funéraire spécialement mandaté pour l’opération et d’avoir avec soi le certificat de crémation. Outre la famille, certaines sociétés de pompes funèbres proposent à leurs clients des services prévoyant le transport d’une urne. Rien, en revanche, n’oblige les particuliers à faire appel à ces entreprises. La loi stipule simplement que le transport d’une urne doit être fait dans les mêmes conditions de respect que dans le cas du transport d’un cercueil. Il est donc question d’un véhicule offrant toutes les garanties d’un voyage correct ainsi que d’un conditionnement de l’urne optimal. En dehors du territoire national, il faut demander une autorisation préfectorale dans le département du lieu de fermeture du cercueil.

L’envoi de l’urne par voie postale

Il arrive parfois que les proches d’un défunt ne puissent assumer le transport par leurs propres moyens. Dans certains cas, ils ont recours aux services postaux pour assurer ce service. Si la procédure n’est pas extrêmement réglementée, elle doit cependant répondre à quelques impératifs. L’urne doit être en métal pour que le transport soit plus sécurisé, être hermétique et placée dans un carton adapté. Il est vivement recommandé d’inscrire la mention « fragile » sur le carton sans, toutefois, indiquer son contenu. Indiquez également les coordonnées de l’expéditeur pour éviter les pertes. Pour un envoi postal à l’étranger, il faut d’abord obtenir l’autorisation du préfet et l’accord du consulat ou de l’ambassade du pays concerné. Chaque pays a ses propres règles et saura vous renseigner sur les formalités à accomplir.

 

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