Tombe musulmane et funérailles islamiques : ce qu’il faut savoir

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Les funérailles islamiques et la tombe musulmane

La tombe musulmane et les funérailles islamiques (appelées Janazah en arabe) suivent des règles spécifiques. Bien que sujets à des évolutions régionales, les rites propres à des funérailles musulmanes sont dictés par la charia (loi religieuse musulmane), tirée du Coran.

L’enterrement musulman doit être effectué le plus rapidement possible. À l’origine, cette pratique fut mise en place à cause de la chaleur en Arabie qui décomposait les corps très rapidement. Mais la tradition est maintenue encore aujourd’hui.

En France, la législation impose d’attendre au minimum 24 heures après la mort avant de procéder à un enterrement.

Anouar Kbibech, ancien président du Conseil français du culte musulman estime qu’aujourd’hui sur 35 000 cimetières français, seuls 200 proposent un carré confessionnel respectant les traditions religieuses musulmanes. Ceux-ci, déjà peu nombreux au départ, se retrouvent saturés avec la crise sanitaire du Covid-19.

La fosse musulmane et ses particularités

À l’origine, les musulmans se faisaient enterrer simplement dans un linceul, à même le sol sans cercueil ni tombe, mais les pratiques ont évolué. Ainsi, a-t-on assisté à l’apparition de fosses, dans lesquelles le corps du défunt est inhumé. Également appelées : “le trou” en arabe, les fosses musulmanes sont généralement très étroites car le corps du défunt est déposé de profil, ou sur le dos, le regard portant vers la Mecque.

“On place le mort dans sa tombe sur son côté droit le visage tourné vers la Ka’aba […]. C’est la pratique en cours depuis l’époque du Messager d’Allah jusqu’à nos jours, et ce dans tous les cimetières musulmans de la terre.” Imam Ibn Hazm

Les enterrement musulmans consistent toujours en une inhumation puisque la crémation est proscrite par l’islam. En effet, “faire mal à un mort” est considéré comme aussi grave que faire du mal à un vivant. Pour la même raison, l’autopsie n’est pas explicitement interdite mais n’est pas pratiquée.

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La stèle et la tombe musulmane

La religion musulmane préconise de ne couvrir le corps qu’avec de la terre. Ainsi il n’y a normalement pas de tombale de granit recouvrant la sépulture. Néanmoins, les pratiques ont évolué avec le temps et les traditions des pays d’accueil. Ainsi, en France, on constate une hausse de l’utilisation de tombales.

Concernant la stèle, comme tous les monuments musulmans, le haut de la stèle évoque le toit de la Mecque : une forme de coupole arrondie. Mais l’installation d’une stèle n’est pas obligatoire. Il existe des tombes musulmanes dépourvues de stèle comportant simplement une plaque funéraire, posée à même le sol.

Le plus souvent, les plaques portent le nom du défunt suivi d’un verset du Coran, et/ou de symboles islamiques comme le croissant de lune, ou une étoile. Néanmoins, de manière générale, l’Islam proscrit les monuments funéraires trop sophistiqués.

L’orientation des tombes musulmanes

Comme celle des corps, les tombes doivent être tournées vers la Mecque. En France, pour s’en assurer, ce sont des représentants religieux qui définissent la position des sépultures à l’aide d’une boussole.

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Des fleurs pour un enterrement musulman ?

Si ce n’est pas la coutume de déposer des fleurs sur les sépulcres musulmans, ce n’est cependant pas interdit par la religion. La tradition conseille plutôt aux personnes ayant assisté à l’enterrement de jeter 3 poignées de terre sur ou dans la tombe du défunt.

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