Les 5 étapes du deuil selon Kübler-Ross

recueillement étapes de deuilCrédits : Kevin Young/ Unsplash

Elisabeth Kübler-Ross a défini cinq étapes de deuil pour aider à mieux comprendre les comportements et changements psychologiques des patients. Cette psychiatre, fut une pionnière de l’approche des « soins palliatifs » pour les personnes en fin de vie, et, de l’accompagnement aux mourants. Elle a accompagné des milliers de personnes en fin de vie, et fut la première à étudier et formaliser les différents stades par lesquels passe une personne lorsqu’elle apprend qu’elle va mourir, mais également comment réagit l’entourage après le décès d’un proche. En 1999, elle fut classée par le magazine « Time » parmi les cent plus importants penseurs du 20e siècle.

Les 5 étapes de deuil selon Elisabeth Kübler-Ross

Première étape : le déni

Le déni est la première. Les patients refusent la réalité : « Ce n’est pas possible ! Les médecins se trompent. » Cette étape est importante car elle aide à amortir l’impact de la prise de conscience de la mort à venir.

Deuxième étape : la colère

Vient ensuite la colère… Pourquoi moi ? C’est totalement injuste ! Une amie proche, dont la mère est décédée il y a une quinzaine d’années d’un cancer, m’a raconté la transformation totale du caractère de sa mère à l’approche de la mort. Cette dernière qui, jusqu’alors, s’était toujours montrée très douce avec son entourage, s’est transformée dans ses derniers jours de vie. Elle était ulcérée par l’injustice de sa maladie et sa détresse psychologique s’exprimait par une vive agressivité. « A l’époque, je ne comprenais pourquoi un tel changement dans son comportement et c’est dommage car si j’avais su que c‘était une phase normale, j’aurais pu l’accompagner différemment », a déploré mon amie.

Derrière cette réaction de colère se dissimulent bien souvent du chagrin et des peurs non exprimées. Il faudrait idéalement que les proches ne prennent pas trop personnellement cette agressivité et qu’ils n’y répondent pas par du rejet même si les paroles entendues sont désagréables. Il faudrait, bien au contraire, aider le mourant à extérioriser le chagrin et les angoisses cachés derrière son énervement et parvenir à y répondre par de la douceur, de l’empathie.

Troisième étape : le marchandage

Les patients tentent de négocier avec la mort. Je ferai ce que vous voudrez, faites-moi vivre quelques années de plus. Ils commencent à envisager la mort mais s’efforcent de gagner du temps.

Quatrième étape : la dépression

Je vais mourir. Je suis anéanti. La personne pleure d’abord sur elle-même, sa vie, ce qu’elle n’a pas accompli, ses culpabilités, etc. Si on donne l’occasion au patient d’exprimer sa tristesse, il trouvera beaucoup plus facilement l’acceptation finale.

Dernière étape : l’acceptation

Maintenant, je suis prêt, j’attends mon dernier souffle avec sérénité. C’est en quelque sorte une soumission paisible à l’inéluctable.

Ces cinq étapes du deuil de Elisabeth Kübler-Ross représentent un guide utile pour comprendre ce que traversent les mourants. Néanmoins cela reste théorique ; dans la réalité, les patients ne passent pas tous – ou pas de la même manière – par ces différentes phases.

A lire aussi : Les étapes du deuil selon Christophe Fauré

2 réflexions sur “Les 5 étapes du deuil selon Kübler-Ross

  1. Répondre
    vergerolle eric felicien - 12 novembre 2019

    je souhaiterais connaître la foret cinéraire en Germany et le prix pour avoir une place
    pour mon repos.

    1. Sarah Dumont - 13 novembre 2019

      Bonjour,

      EN Allemagne ? Désolée je ne les connais pas. Et ne parle pas allemand, je vais donc avoir du mal à vous aider..

      Cordialement

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