Un évènement, une histoire à partager à la communauté Happy End ? Je partage mon témoignage

Après la folie du KonMari, l’art de transformer le rangement en « énergie positive », qui a valu à nos penderies un sacré écrémage, voici venu le temps du döstädning, littéralement le ménage de la mort. Le death cleaning est un concept Suédois qui n’a rien de morbide. Il s’agit simplement de se délester de tout le superflu afin d’aborder plus légèrement ses vieux jours. Et surtout ne pas laisser cette lourde tâche à nos enfants quand notre heure viendra. Margareta Magnusson, l’auteure de « La vie en ordre », qui a « entre 80 et 100 ans » a 17 déménagements au compteur. Autant dire qu’elle a vite appris à faire le tri et vivre avec l’essentiel. Elle a aussi eu à vider l’appartement de ses beaux-parents, de ses parents et de son mari ! Une bonne galère dont elle se serait bien passée.

Les conseils tri de Margareta Magnusson

@Alexander Mahmoud
Margareta Magnusson

« Plus vous trierez régulièrement, moins cela vous prendra de temps. Vous pourrez même finir par y prendre goût. [….] Il ne faut pas attendre trop longtemps pour désencombrer votre maison. Tôt ou tard, les petites douleurs viendront et vous apprécierez de vivre léger, en toute autonomie, sans avoir de surface à entretenir et de bazar à ranger. », assure l’auteure.

Détruire les souvenirs trop intimes, transmettre vos biens de valeur de votre vivant à ceux que vous aimez, laissez des post-it avec des recommandations claires, répartir les albums photos auprès des membres de la famille… Margareta Magnusson donne des clés pour organiser son death cleaning et anticiper plus sereinement un éventuel déménagement dans un espace plus petit, en résidence senior ou en Ephad par exemple.

Avant de jeter quelque chose, elle invite chacun de nous à se poser cette question : “Quelqu’un sera-t-il plus heureux si je le conserve ?” en rappelant que « se débarrasser d’un objet ne fait pas disparaître les souvenirs associés. »

Lire aussi : La société MyJugaad vous aide à vider le logement de votre défunt


Des entreprises spécialisées dans le death cleaning

Ceux qui considèreraient le death cleaning comme une tâche trop lourde peuvent aussi le déléguer à une entreprise comme Espace Blanc. Eugénia Amo, sa fondatrice, sait à quel point devoir vider la maison d’un proche décédé est vecteur de stress et de culpabilité. En un an et demi, elle a dû faire face à la disparition de trois personnes de sa famille. « Nous habitions loin et avions peu de temps pour le faire. Un des logements devait être remis en location un mois plus tard. J’ai eu le sentiment de dépouiller leur intérieur, de ne pas forcément faire les bons choix et surtout de m’immiscer dans leur intimité », raconte-t-elle.

C’est cette expérience qui lui a donné envie de créer un service de conseil et d’optimisation de tri. Lors d’un premier rendez-vous, il est décidé ce qui sera gardé ou pas. Par la suite, elle se charge de contacter les différents intermédiaires possibles (Emmaüs, brocanteurs, commissaire-priseur, déchetterie). Une bonne façon d’alléger la vie de ses descendants ou de s’épargner cette épreuve quand elle nous revient.

Alors, êtes-vous prêt à faire du death cleaning ?

Sur le même sujet : 

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Happy End, responsable de traitement, collecte et publie vos commentaires pour vous permettre de partager vos avis. Nous vous invitons à ne pas communiquer vos données personnelles sensibles car votre commentaire va être public. Pour plus d’informations sur le Traitement de vos Données à caractère personnel par Happy End, veuillez consulter notre politique de confidentialité.

J’anticipe mon départ

Nous vous guidons dans la rédaction de vos dernières volontés pour soulager vos proches de choix difficiles.

Des articles sélectionnés pour vous

Projet de loi sur la fin de vie : que contient le texte présenté en Conseil des ministres ?

Projet de loi sur la fin de vie : que contient le texte présenté en Conseil des ministres ?

Japon : des clubs d’enterrement pour ne pas mourir seul

Japon : des clubs d’enterrement pour ne pas mourir seul

Décider librement de sa mort : solution ou illusion contre la souffrance du mourir ?

Décider librement de sa mort : solution ou illusion contre la souffrance du mourir ?

Christophe Fauré : “Il faut changer le regard de notre société sur les phénomènes de vie après la mort”

Christophe Fauré : “Il faut changer le regard de notre société sur les phénomènes de vie après la mort”

Comment accompagner un proche en fin de vie ?

Comment accompagner un proche en fin de vie ?

Aide active à mourir : la Convention citoyenne délibère en faveur d’une légalisation

Aide active à mourir : la Convention citoyenne délibère en faveur d’une légalisation

Le deuil chez les proches aidants, un deuil comme les autres ?

Le deuil chez les proches aidants, un deuil comme les autres ?

Aidant familial : quelles aides pour l’accompagnement d’un proche ? 

Aidant familial : quelles aides pour l’accompagnement d’un proche ? 

Pourquoi j’ai décidé d’accompagner la mort au quotidien

Pourquoi j’ai décidé d’accompagner la mort au quotidien

J’ai choisi d’accompagner la mort comme la naissance

J’ai choisi d’accompagner la mort comme la naissance