Trier les affaires d’un défunt : 5 conseils d’une consultante en rangement

trier-affaire-defunt@Jay Mantri/Canva

Trier les affaires et vider la maison ou encore la chambre d’un proche après son décès peut s’avérer une tâche insurmontable et traumatisante pour la famille, encore plus en cas de mort brutale. Submergé par la douleur et face à un lieu et une multitude d’objets qui vous rappellent la personne disparue, vous vous demandez par où commencer, comment vous organiser ?

Véra Atchou, consultante en rangement  accompagne des personnes en deuil confrontées à cette pénible épreuve. Elle vous livre quelques conseils pour trier plus sereinement les affaires de votre défunt.

1. Trier les affaires d’un défunt… oui, mais pas seul.e

Comme tout au long de votre travail de deuil, pour cette étape vous aurez aussi besoin de réconfort, d’évoquer des souvenirs, d’être écouté, soutenu, consolé. Listez les personnes de la famille ou amis qui pourront participer à ce tri physiquement mais aussi vous apporter du soutien affectif. Avec tous les membres de la famille concernés, créez un groupe WhatsApp, vous pourrez ainsi partager des informations, des questions, des émotions, des souvenirs liés à la personne disparue et des photos d’objets à donner qui pourraient intéresser l’un d’eux. Lors de ces échanges soyez indulgents entre vous, acceptez et respectez le fait que chacun peut vivre cette étape du deuil de manière différente.

Et si on faisait le tri de sa maison de son vivant pour soulager ses proches ? Lire notre article.

2. Commencez le tri par les objets les moins chargés de valeur  sentimentale

Il est souvent plus facile de se séparer de vieux ustensiles de cuisine que de photos, de lettres ou d’objets plus intimes. En cas de doute, faites appel à votre groupe de soutien. Surtout ne vous bousculez pas, soyez bienveillant avec vous même, il est normal d’être désorienté, envahi par toutes sortes d’émotions déstabilisantes donc avancez à votre propre rythme. Devant chaque objet, prévoyez quatre choix possibles : garder, donner, vendre ou jeter. Pensez à donner aux associations, privilégiez si possible celles que le défunt préférait. Faites numériser les albums photo et partagez les.

3. Ne jetez pas certains documents importants

Papiers d’assurance, attestation de loyer, documents bancaires… Certains papiers doivent être conservés précieusement pendant une certaine durée, y compris après le décès de votre proche. En effet, certains documents peuvent prouver des dettes ou des créances transmises aux ayants droit lors de la succession. Le versement de certaines prestations sociales après le décès du bénéficiaire peut faire l’objet d’une action en recouvrement auprès des ayants droit pendant 5 ans à partir du décès.

Vous en trouverez la liste détaillée ici

4. Gardez certains objets précieusement

Ceux porteurs de sens à vos yeux mais qui n’encombreront pas votre propre vie. Même si cela peut vous sembler difficile de trier les affaires de votre défunt, résistez à l’envie de conserver des montagnes d’objets, de meubles qui finiront  par prendre la poussière dans votre grenier, votre garage ou dans un box payant. Jetez tout ce qui est cassé, dégradé et irrécupérable. Pour une distribution équitable, vous pouvez aussi décider de faire expertiser et vendre les objets de valeur et répartir l’argent entre les ayants droits.

5. Ne restez pas seule si cette tâche vous paraît insurmontable

Trier les affaires d’un être cher alors qu’on vit le choc de sa disparition peut être une véritable épreuve… Si le temps qui vous est imparti est très court ou si vous êtes trop seul pour y faire face, faites appel à un professionnel qui saura vous guider et vous accompagner. Une personne efficace, bienveillante, à l’écoute et qui n’est pas impliquée émotionnellement. Envisagez soit de tout déléguer soit de vous faire assister juste pour l’étape qui vous semble la plus difficile.

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2 réflexions sur “Trier les affaires d’un défunt : 5 conseils d’une consultante en rangement

  1. Répondre
    Fabienne Borzeix - 31 mai 2020

    Bonjour,
    Un très bon livre sur ce sujet : “Comment j’ai vidé la maison de mes parents” de Lydia Flem, psychanalyste, écrivaine et photographe belge, née en 1952.
    Après des études de sciences politiques et de sociologie (Université libre de Bruxelles) Lydia Flem obtient une licence en psychologie (Nice). Elle est l’assistante de Menie Grégoire à RTL, Paris, en 1974 et 1975 pour son émission La Responsabilité sexuelle (sujet de son mémoire de sociologie) . Entre 1977 et 1980, elle travaille et se forme à la psychanalyse d’enfants à l’Université catholique de Louvain, dans un centre supervisé par Françoise Dolto.

    1. Sarah Dumont - 1 juin 2020

      Oh super, merci Fabienne, je ne le connaissais pas.

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