Frôler la mort de nombreuses fois… et vivre encore !

Notre vie tient à peu de choses. Laetitia nous raconte toutes ces fois où elle est passée à deux doigts de frôler la mort qui ont modifié sa vision de la vie.
fille saut parapenteCrédits : Lucas Sankey on Unsplash

Je n’ai jamais eu le goût du risque. Mais d’aussi loin que je me souvienne, j’ai cru frôler la mort plusieurs fois. 

Croire que la mort arrive…

Je crois que, la 1ere fois, c’est quand j’avais 10 ans. Nous avons eu un accident. Je me suis empressée de fermer les yeux quand j’ai entendu mon père lancer un « Oh le Con !» et vu filer l’autre véhicule droit sur nous. J’étais derrière, sans ceinture. Je me suis retrouvée coincée entre les 2 sièges avant, mais pas morte… (je n’avais même pas traversé le pare-brise)

Plus tard, une fois adulte, c’est lorsqu’une grosse pierre de taille est tombée du camion (devant nous) que j’ai cru que c’était la fin. Je me suis dit que cet accident de la route là serait fatal. J’ai fermé les yeux et fait une dernière prière. Et puis : rien ! Juste une mauvaise crevaison (même pas une blessure…)

Penser à sa dernière heure

Ailleurs (je vivais en Afrique) nous survolions la plaque tectonique et ce fou de pilote a voulu faire du zèle : nous montrer ce que ça fait « un avion en chute libre » ! Je n‘ai pas eu le temps de réfléchir, il a coupé le moteur et nous avons dégringolé. J’ai cru que c’était ma dernière heure ; mais je ne suis pas morte (je n’ai même pas vomi…)

Un hiver, en montagne, quand, la 1ere, j’ai fait le grand saut dans le vide en parapente (scotchée au moniteur) j’ai cru y rester ! Mais l’instant d’après je « volais » ! Je n’étais toujours pas morte (même pas en rêve…)

Frôler la mort

Et puis il y a eu ces fois où je n’ai rien vu venir.

Le jour où je me suis arrêtée en forêt pour faire un pipi-express, où j’ai découvert que j’étais (quasiment) en train de faire sur la tête d’un serpent… Il a fait semblant de ne pas me voir. J’ai fait comme lui ! Et me suis dérobée gentiment en me demandant si j’aurais pu manger les pissenlits par la racine si c’était un « méchant » (même pas peur…. Enfin euh… !)

Et puis il y a eut cette fois où je me suis endormie au volant sur l’autoroute. Mais je ne l’ai su qu’après, quand j’ai senti « quelqu’un » (d’invisible) me faire « toc toc » sur l’épaule droite et me réveiller. J’ai alors compris que, deux secondes plus loin, j’allais m’emplâtrer dans la rambarde de sécurité. J’ai juste eu le temps de braquer le volant (je n’ai même pas pleuré…)

Décréter la mort

Ou les fois où d’autres ont dit qu’ils savaient pour moi… 

Un jour, dans le prolongement d’un diagnostic de cancer, on m’a assurée que la mort allait me cueillir. J’ai attendu, attendu, pour voir.

Elle n’est pas venue (même pas drôle…)

Trouver la mort

La morale de cette histoire…

Alors… maintenant que j’approche du demi-siècle, j’ai appris ma leçon !

La mort (la mienne) n’est rien de ce que l’on m’a dit.

Jamais là où je la crois.

Elle me surprendra sans doute…

Là où je ne l’attends pas ! 

Lire aussi : Et si, avant de mourir, on planifiait sa fête d’adieu ?

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