(VIDÉO) : “Il faut dépoussiérer le droit funéraire”

Claire Hédon, défenseure des droits, veut une refonte du droit funéraire

Des familles qui se retrouvent face à une tombe qui a disparu suite à la fin d’une concession, des communes qui peinent à joindre les familles en question, des concessions familiales qui ne prennent pas en compte l’existence du PACS et des familles recomposées… Suite à la réception de nombreuses réclamations, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a publié un rapport pour alerter sur les situations douloureuses et parfois ubuesques auxquelles sont confrontées les familles. Elle recommande une évolution du droit funéraire. Son rapport ne doit pas passer inaperçu ! Il est temps que les politiques s’en emparent.

La nécessité de dépoussiérer le droit funéraire

Malgré sa rénovation de 1992, le Code funéraire n’est toujours pas adapté. Il ne correspond en rien à l’évolution de la famille. À l’heure actuelle, “la personne pacsée ne peut accéder à une place dans la concession familiale que si son nom y a été inscrit”, alerte la Défenseure des droits. Or, les familles sont rarement au courant des démarches à effectuer. Elles l’apprennent bien souvent lorsqu’il est trop tard.

Autre problème du droit funéraire actuel, les familles sont rarement informées de la fin des concessions. La durée d’une concession varie entre 10 et 30 ans le plus souvent, mais en terrain commun, celle-ci ne dure que cinq ans. “Les communes doivent se donner les moyens de prévenir les familles”, afin qu’elles ne se retrouvent pas face à un emplacement vide lors d’une visite au cimetière.

Enfin, dernier point essentiel de ce rapport : les coûts d’un enterrement. “Il faut travailler sur les coûts d’inhumation pour qu’ils puissent être le moins élevés possibles. Trop de familles rencontrent des difficultés pour financer les obsèques d’un proche. Une des solutions ? Informer sur la prévoyance obsèques et l’assurance en prestations obsèques. “Plus la personne aura prévu ce qu’elle veut, plus simple ce sera au moment de l’inhumation”, affirme la Défenseure des droits.

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