Poème deuil : 15 exemples pour présenter ses condoléances

Poème deuil

À l’annonce d’un décès, il est parfois difficile de mettre des mots sur la peine et le chagrin ressentis en présentant ses condoléances aux proches du défunt. Lorsqu’on ne sait pas quoi dire, il est possible d’utiliser les mots d’un ou d’une autre. Chanson, texte, poème de deuil Depuis de nombreuses années, les artistes écrivent sur la mort et le deuil. Reste à chacun de trouver les mots qu’il souhaite partager avec la famille en deuil. Voici quinze exemple de poème de deuil.

Dans nos coeurs

Des poèmes de deuil qui s’adresse au défunt

Il restera de toi, Simone Veil

Il restera de toi ce que tu as donné.

Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.

Il restera de toi de ton jardin secret,

Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée,

Ce que tu as donné, en d’autres fleurira.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi ce que tu as offert

Entre les bras ouverts un matin au soleil.

Il restera de toi ce que tu as perdu

Que tu as attendu plus loin que les réveils,

Ce que tu as souffert, en d’autres revivra.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi une larme tombée,

Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.

Il restera de toi ce que tu as semé

Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.

Ce que tu as semé, en d’autres germera.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Un poème de deuil de Ludiane de Brocéliande

Je t’aime et t’aimerai

Ce regard triste et froid

Que j’avais remarqué

Il ne me trompait pas

Tu ne m’avais rien dit

Mais j’avais deviné

Que la vie te quittait

Et que tu savais

Il est des mots parfois

Si durs à prononcer

Que seul le silence

En transporte l’essence

Dans les âmes écorchées

Je me souviens encore

De ton dernier sourire

De tes doigts dans les miens

De tes mains diaphanes

De tes lèvres entrouvertes

Qui n’ont pu prononcer

Une dernière fois

Ces trois mots de l’amour

Qui nous réunissaient

Je ne t’ai pas confié

Que la vie ici-bas

Sans toi ne serait plus

Je n’ai pas oublié

Tout l’amour dans tes yeux

Lorsqu’ils m’ont dit adieu

Demain dès l’aube, Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai, les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Un poème de deuil de Marina Tsvetaïeva

Je te remercie, mon amie,

Pour ta respiration légère,

La tendresse des mains qui somnolent

Et le chuchotement des lèvres

Somnolentes, pour ces tempes creuses,

Pour l’arc de tes sourcils, et

Pour cette absence d’angoisse,

En toi, devant mon sang sauvage.

Pour la paume de ma main posée

Sur ma poitrine comme un médaillon,

Pour ce feu qui s’est mis à couler

Lentement, dans mes veines tendues.

Pour ce regard redevenu clair,

Tourné vers ton visage, et

Pour ce que toi, mon ange, tu es Toi,

Et que tu es auprès de moi.

Poème deuil : des mots qui donnent espoir

J’irai toucher ton âme, Ludiane de Brocéliande

Quand je ne serai plus

Que l’ombre de moi-même

Lorsque la nuit prendra

La teinte de mes jours

Quand mon corps sera froid

Comme le lit de l’eau

Lorsqu’enfin de là-bas

Viendra la délivrance

Je rirai aux éclats

De mes désespérances

Chemin de vie, Madeleine Cohérier

Si ton cœur est triste

Donne-lui la semence

De nouveaux espoirs.

Cherche au plus profond de toi

Et tu découvriras des merveilles,

Une partie que tu avais oubliée.

Prends le temps de regarder ta vie.

Va dans le jardin de ton âme

Et tu trouveras la plénitude.

Si tu ne peux pas réaliser tes désirs,

Il te reste l’espoir qu’un jour

Tu aies d’autres joies.

Si la pluie inonde ton visage

Et cache tes larmes

Dis-toi que le soleil les séchera.

Souris à la vie,

Car si aujourd’hui rien ne va,

Il reste demain.

Avance sur le chemin de vie

Car au bout tu verras,

Inscrit dans le ciel

En lettres de feu,

Le mot ESPOIR.

Mon testament spirituel, Sœur Emmanuelle

Je suis moi, vous êtes-vous.

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.

Parlez de moi comme vous l’avez toujours fait.

N’employez pas un nom différent, ne prenez pas un air solennel et triste.

Continuez à rire de e qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

Je vous attends.

Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien.

Le dernier message, Ali Chibani

Lorsque j’arriverai, au bas de cette page,

Et que le dernier mot indiquera la fin,

Peut-être direz-vous, que cela est dommage

Qu’on ne puisse te voir, le lendemain matin.

Lorsque vous y lirez, ce tout petit message,

Peut-être en aurez-vous, un soupçon de chagrin,

Peut-être, même alors, me ferez-vous l’hommage,

Ici, de quelques vers déposés en quatrains.

Et si, je les perçois, au-delà des nuages,

Et que je vois alors, se tendre quelques mains,

Oublierai-je mon temps, oublierai-je mon âge,

Pour que vous m’entendiez, là-haut, avec entrain…

Amis, ne pleurez pas, la Terre est un passage,

Où vouloir y rester, apparait comme vain,

Nous y avons vécu et connu le partage,

Ne gâchez pas l’instant, trinquez avec du vin.

Poème deuil : ces textes qui évoquent la tristesse

Tristesse, Alfred de Musset

J’ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaîté ;

J’ai perdu jusqu’à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

Quand j’ai connu la Vérité,

J’ai cru que c’était une amie ;

Quand je l’ai comprise et sentie,

J’en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,

Et ceux qui se sont passés d’elle

Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d’avoir quelquefois pleuré

Un poème de deuil de Caroline Ramuz

Il est des chagrins muets,

Des regrets indicibles

Qui viennent tranquillement

Grossir le flot de nos souvenirs,

Comme des ombres

Qui donneraient

Plus d’éclats à nos joies.

Le voile noir, Anny Duperey

Le chagrin cadenassé ne s’assèche pas de lui-même, il grandit, s’envenime, il se nourrit de silence,

En silence il empoisonne sans qu’on le sache.

Faites pleurer les enfants qui veulent ignorer qu’ils souffrent,

C’est le plus charitable service à leur rendre.

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Poème deuil : le récit d’une vie

La vie et la mort, Jean Claude Lemesle

La vie est comme une flamme qui scintille

Alors tantôt elle brille

Puis hélas soudain elle s’éteint

Cela s’appelle le destin

Elle est faite par palier

Qu’il faut essayer d’escalader

Est-ce l’essentiel

De prendre cet escalier qui monte au ciel

Mais hélas chaque jour qui passe

Est un grand combat et quoi qu’on fasse

Tout a une fin

Hélas même pour les humains

Alors pourquoi penser à demain

Les chercheurs essayent en vain

De trouver une solution pour rallonger la vie

Le corps humain s’use vite et c’est ainsi

Alors dans ce monde de douleurs

Aux tristes couleurs

Un bébé naît il est beau plein de fraîcheur

Et un petit vieux ridé dans son coin meurt

En partant dans ce monde de l’irréel

Ou là-haut tout est immortel

Alors quand l’heure du grand départ aura sonné

Ce petit vieux prendra cet escalier sans se retourner

Des textes célèbres qui racontent la mort

Cœur de cristal, Frédéric Lenoir

La mort est comme la naissance.

Lorsque l’enfant se trouve dans le ventre de sa mère, l’univers se résume à ce qu’il voit, sent, entend, perçoit.

Il n’y a donc, pour lui, aucun autre monde imaginable que la chaleur du ventre maternel.

Et lorsque vient le moment du Grand Passage, celui de sa naissance, l’enfant est terrorisé : il va vers l’inconnu.

Quelques instants après être sorti du ventre de sa mère, il se retrouve blotti contre elle ;

L’amour maternel le rassure, l’apaise, et il ne tarde pas à découvrir et à aimer ce monde nouveau.

Il en va de même à notre mort, lorsque l’esprit quitte notre corps.

Une lumière nous apaise et nous conduit progressivement non pas vers une nouvelle vie, car nous ne sommes jamais morts, mais vers un nouvel état de vie.

La nuit n’est jamais complète, Paul Éluard

La nuit n’est jamais complète.

Il y a toujours, puisque je le dis,

Puisque je l’affirme,

Au bout du chagrin

Une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille,

Désir à combler, Faim à satisfaire,

Un cœur généreux,

Une main tendue, une main ouverte,

Des yeux attentifs,

Une vie, la vie à se partager.

La nuit n’est jamais complète.

L’adieu, Guillaume Apollinaire

J’ai cueilli ce brin de bruyère.

L’automne est morte, souviens-t’en.

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps, brin de bruyère,

Et souviens-toi que je t’attends.