Chanson d’enterrement : comment incarner son lien au défunt ?

musique-enterrement

Choisir la musique d’enterrement idéale n’est pas facile, et l’on a parfois du mal à trouver un morceau décrivant notre lien avec le défunt. Happy End vous propose une sélection de titres pour accompagner et personnaliser votre dernier hommage.

Musique d’enterrement pour une maman

Si t’étais là, de Louane
Le public a souvent projeté dans cette chanson le décès des parents de Louane, chacun disparu à quelques mois d’intervalle. Mais pour la chanteuse, qui rappelait dans Paris Match que les paroles de « Si t’étais là » sont coécrites par Marie Bastide et Gioacchino Maurici, le texte évoque avant tout le manque de façon « universelle », dans lequel chacun peut donc projeter sa propre histoire.

Les yeux de la Mama, de Kendji Girac
« Enlevez-moi même tout le reste, mais pas la douceur de ses gestes »… Issu de son second album « Ensemble », Kendji Girac conserve ses sonorités gitanes pour rendre un bel hommage à sa mère, Carmen, toujours prête à le soutenir.

Dans les yeux de ma mère, de Nach
Sous son pseudo, Nach est Anna Chedid, la benjamine de la famille. Elle a fait de ce morceau la « colonne vertébrale » de son album « L’aventure », comme elle le décrit dans une interview à Ma musicale. « Cette chanson est destinée à toutes les mères et pas seulement la mienne, confie-t-elle. C’est l’aventure qui est condensée en une vie ».

Lire aussi : Chansons enterrement maman : des mots pour lui dire adieu

Musique d’enterrement pour un papa

Parler à mon père, de Céline Dion
Lors de la sortie de son album « Sans attendre » en 2012, la célèbre chanteuse québecquoise mettait à l’honneur ce titre, hommage à son père Adhémar Dion, disparu neuf ans auparavant. Elle déclarait ainsi au Parisien : « Je sais qu’il est avec moi, qu’il veille sur mes enfants. Je lui parle dans mes pensées, dans ma loge »

Ton héritage, de Benjamin Biolay

Benjamin Biolay écrit « Ton héritage » suite à la naissance de sa première fille,Anna, née de son union avec Chiara Mastroianni. Dans l’émission La vie secrète des chansons, il avoue que, pour lui, celle-ci « parle aussi bien d’héritage émotionnel que génétique, elle parle aussi bien de (son) enfance que de (son) enfant ». Ce morceau raconte comment cet héritage perdurera en sa fille même après sa propre mort.

Le plus fort c’est mon père, de Lynda Lemay

La chanteuse québecquoise tient la famille pour son thème favoris. Déjà à 9 ans, le premier morceau qu’elle écrivait s’intitulait « Papa es-tu là ? ». Elle raconte ici l’admiration pour son père à travers l’amour de sa mère.

À lire : 6 chansons pour un enterrement après un suicide

Musique d’enterrement pour un.e conjoint.e

Souvenir, de Feu! Chatterton
« Nous ne nous reverrons plus sur Terre / Dit le poème, le passé vient plus vite qu’on le pense ». Plus qu’interprète, Arthur Teboul, le chanteur du groupe Feu ! Chatterton incarne cette chanson. Le morceau oscille avec splendeur entre la gravité d’un deuil et des images radieuses. Parmi elles, celle d’un « oiseau [qui] chante je ne sais où, c’est je crois ton âme qui veille ».

Tu n’es plus là, d’Amel Bent
Cette chanson exprime la douleur de la perte de l’être aimé.

Musique d’enterrement pour une grand-mère

Mamie, de Boulevard des airs
Comme il est facile de reconnaître sa mamie dans les paroles de Boulevard des airs. Sur fond de piano, le duo décrit cette grand-mère : « Comme c’est marrant, au milieu de rien, mamie savoure / Tous les instants, mamie elle connaît bien l’amour ».

Ces mots simples, de Vanessa Paradis
Rien de tel que pour déclarer son amour à sa grand-mère que la douce voix de Vanessa Paradis entrelacée dans la légèreté des notes de guitare et de violon.

Lire aussi : Elle chante la vie des patients en fin de vie

Musique d’enterrement pour un grand-père

Tout nu dans la neige, de Vianney
Cette chanson au drôle de titre est le tendre hommage que Vianney rend à son grand-père à la fin de son dernier album « N’attendons pas ». Le chanteur racontait sur Europe 1 avoir terminé son titre en une matinée, trois ans jour pour jour après la mort de son grand-père et s’est senti poussé par ce dernier.

Grand-père, de Georges Moustaki
Le chanteur italo-grec raconte dans ce titre la croisée de générations et le lien entre son grand-père et lui : « Tu étais déjà vieux quand je venais de naître, / Arrivé juste à temps pour prendre le relais / Et je finirai bien un jour par ressembler / À la photo où tu as posé en ancêtre. »

Musique d’enterrement pour un frère ou une sœur

Ta main, de Grégoire
Si le clip de « Ta main » illustre la séparation avec une femme, Grégoire a en réalité écrit ce morceau en hommage à ses frères, décédés en 2009 peu avant la parution de son premier album.

Tu seras la dernière, de Boulevard des airs et Lola Dubini
« Moi j’étais rien c’est vrai, qu’un gamin solitaire / Et toi tu es passée, tu seras la dernière ». Ce titre raconte de façon douce et enjouée du moment où une petite sœur a débarqué dans la vie de son frère.

À lire : Quelle musique pour une messe à l’église ?

Publicité
Artombal Monuments Funéraires Modernes

Musique d’enterrement pour un enfant

Vole, de Céline Dion
En 1995, Céline Dion perd sa nièce de 25 ans, Karine, atteinte de la mucovicidose. C’est alors que Jean-Jacques Goldman lui écrit « Vole », en sa mémoire.

Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, de Francis Cabrel
Ce serait la naissance de sa seconde fille Manon, en 1991, qui aurait inspiré à Francis Cabrel les paroles de ce morceau qui sonne toujours comme une déclaration universelle d’un amour éternel.

Musique d’enterrement pour un.e ami.e

Roule de Soprano
Le chanteur marseillais évoque dans ce morceau sa douleur suite au décès de son ami et sa colère contre la maladie qui l’a emporté.

Alter ego, de Jean-Louis Aubert
Jean-Louis Aubert sort ce titre en 2001 en l’honneur de son ami d’enfance, Olivier Caudron. Ils partageaient ensemble dès leur jeunesse une même passion pour la musique, puis se sont éloignés. Ce n’est que peu avant son décès en 2006 qu’Olivier Caudron apprendra que ce titre lui était destiné.

Je suis venu vous voir, de Mano Solo
« Mes amis ne pleurez pas / Le combat continue sans moi / Tant que quelqu’un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde à la con! » Dans ce morceau déchirant, Mano Solo se projette, en homme faisant ses adieux à ses amis. Le titre est sorti en 1997, alors qu’il se savait atteint du SIDA.

Lire aussi : Les Soupirantes, ces chanteuses qui chantent nos morts pendant leurs obsèques