60 millions de consommateurs dénonce des contrats d’assurance obsèques et décès trop coûteux

De plus en plus de Français souscrivent une assurance obsèques. Pourtant une enquête du magazine 60 millions de consommateurs révèle que ces contrats sont de véritable gouffres financiers pour les souscripteurs et leur famille.
contrat-papiers-signature-travail-bureauCrédits : Helloquence sur Unsplash

En 2017, 4,5 millions de Français ont souscrit une assurance obsèques. Un chiffres en constante augmentation. Pourtant ce type de convention est loin d’être toujours avantageux. Dans sa dernière enquête, 60 millions de consommateurs révèlent que ces contrats d’assurance obsèques ou décès, censés prémunir la famille des frais d’obsèques ou bien constituer un capital, ne remplissent souvent pas leurs fonctions.

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Une assurance obsèques permet de s’assurer de la prise en charge des frais de ses funérailles mais aussi qu’elles seront organisées selon ses dernières volontés. Mais sur les onze contrats étudiés par 60 millions de consommateurs, on est loin du compte. D’abord, le délai de remboursement des frais avancés par la famille peut s’étirer jusqu’à un mois après le décès. Ensuite, il est fréquent que l’assureur reverse aux bénéficiaires une somme inférieure à celle cotisée par le défunt. Selon cette enquête, un souscripteur de 62 ans verse en moyenne près de 5 400 €, alors que le bénéficiaire ne reçoit que 4 000 € vingt ans plus tard. Enfin, l’assuré peut cotiser pour rien s’il vit trop longtemps. En effet, si le contrat prévoit un montant fixe pour le capital versé au bénéficiaire, les sommes cotisées au-delà de ce montant sont alors « perdues ».

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Le gouffre des assurances décès

L’assurance décès, quant à elle, a pour but de mettre de l’argent de côté pour un bénéficiaire. Mais elle s’avère peu efficace. D’abord, les fonds versés restent bloqués jusqu’à la mort de l’assuré, et ils ne produisent pas de bénéfices, contrairement à une épargne ou un placement. Ensuite, le contrat conditionne le versement des sommes au bénéficiaire en fonction des causes du décès. Il exclue généralement le suicide et les pratiques « à risque » comme le sport extrême, l’usage de drogue ou la participation à des émeutes. Et enfin, le souscripteur peut carrément cotiser pour rien s’il ne meurt pas dans le délai de contrat ! Toute somme versée est alors perdue. L’assuré a bien sûr la possibilité de souscrire à une « garantie vie entière » mais alors, le montant de la cotisation s’envole…

Pour éviter les arnaques liées aux assurance obsèques ou décès, 60 millions de consommateurs recommande fortement d’autres mécanismes de prévoyance. D’après le magazine, une assurance-vie (différent d’une assurance-décès) au bénéfice de ses proches s’avère être un bien meilleur placement. Autre possibilité : effectuer une donation avec charges devant notaire, ce qui permettra de verser directement de l’argent à la personne de son choix, en exigeant qu’une partie de cette somme serve à payer les obsèques. Ou encore, se passer de tout type de contrat puisqu’il est possible de prélever jusqu’à 5000 € du compte en banque du défunt pour financer ses obsèques. Malheureusement, ce droit reste peu connu du grand public.

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