Texte sur la mort : 7 idées de discours à lire à votre enterrement

Livres dans un arbre

De notre vivant, il peut nous arriver de tomber sur un texte qui parle de la mort qui nous touche profondément. Et si vous décidiez de mettre ces mots de côté pour vos funérailles ? Il y a de grandes chances que vous ne puissiez pas souffler à vos proches quel(s) texte(s) vous aimeriez savoir être lus si vous ne les prévoyiez pas avant le jour J. Voici 7 jolis texte sur la mort qui pourraient vous inspirer.

Un texte sur la mort pour accepter et se préparer à sa propre fin

Être prêt

Être Prêt
Ce n’est pas être préparé
Ce n’est pas avoir tout prévu
Cela est impossible, personne ne peut le faire.

Être Prêt
C’est accepter la vie
C’est bondir au-devant du jour nouveau
C’est tendre les bras vers sa richesse inconnue
C’est se tenir en face des heures qui viennent, calme et
Serein.

Être Prêt
C’est accepter la vie, toute la vie
Telle qu’elle vient à nous
Avec ce qu’elle a de plus beau et ce qu’elle a de plus triste
Avec ses jours légers, avec ses jours pesants.

Ce n’est pas dans tes paroles que je verrai si tu es prêt
Ce n’est pas dans tes actions
C’est dans ton attitude face à la vie
Peut-être dans ton regard.

Le Livre de Lézard

Moments de bonheur

C’est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont en eux
Comme si ce n’était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre.

Oui je sais cela peut sembler court un moment
Nous sommes ainsi faits que la joie et la peine
Fuient comme un vin menteur de la coupe trop pleine
Et la mer à nos soifs n’est qu’un commencement.

Mais pourtant malgré tout malgré les temps farouche
Le sac lourd à l’échine et le cœur dévasté
Cet impossible choix d’être et d’avoir été
Et la douleur qui laisse une ride à la bouche

[…]
Malgré les jours maudits qui sont des puits sans fond
Malgré ces nuits sans fin à regarder la haine
Malgré les ennemis les compagnons de chaînes
Mon Dieu mon Dieu qui ne savent ce qu’ils font

[…]
Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu’à qui voudra m’entendre à qui je parle ici
N’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.

Louis Aragon

Texte sur la mort à la première personne, pour que vous puissiez vous adresser à vos proches

Que mon départ ne soit pas une souffrance

Je désirerais – et cela très ardemment – que mon départ ne soit pas pour ceux que j’aime une souffrance.
Je voudrais qu’il ne fût pas pour eux une cause de regrets, de lamentations, de larmes.

J’aimerais que ma femme et mes enfants pensent à moi comme à quelqu’un qui les a beaucoup, tendrement aimés, et qui les aime encore et est simplement parti un peu avant eux pour le pays de vie, de lumière, de paix et d’amour où il les attend !

Que leur vie terrestre continue tranquillement, paisiblement, jusqu’au jour où, pour eux aussi, la porte s’ouvrira.

Je voudrais qu’ils acceptent ma mort comme une chose très simple, très naturelle.

Anonyme

Le train de ma vie

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…
Au fur et à mesure que le temps passe,
d’autres personnes montent dans le train.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants,
même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie)
et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets
qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes,
de bonjours, d’au-revoir et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons.
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons !
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs a ceux qui continuent leur voyage…
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous !
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. »

Jean D’Ormesson

Je serais avec vous

Sachez que la manière dont je vis cette aventure est difficile à faire percevoir. Je suis habitée d’une
liberté infinie.
Quelle joie j’aurai de vivre et de continuer de bercer le monde avec vous.
Mais je ne vois pas l’ombre d’un échec, si une autre issue s’offre à moi.
Tout est vie que je vive ou que je meure.
Tout est Vie..
Je vous demande avec une tendresse immense d’ôter de mon cœur toute pression par un souhait trop fort de me voir parmi vous.
Je me meus dans un espace où les catégories n’existent plus.
Que cette paix et cette grâce qui m’entourent vous parviennent.
De là où je suis où je serai, je suis et je serai avec vous.
Infinie tendresse.

Christiane Singer

Des étoiles qui savent rire

Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides, pour d’autres, elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes. Pour mon businessman, elles étaient de l’or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a… Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !

Antoine de Saint-Exupéry

Ce lien qui nous unit à jamais

Maison de famille

Lorsqu’un être cher nous quitte
La famille ne se détruit pas,
Elle se transforme.
Une part d’elle va dans l’invisible…

On croit que la mort est une absence
Alors qu’elle est une
« présence secrète »
On croit qu’elle crée une infinie distance
Alors qu’elle supprime toute distance en ramenant
A l’esprit ce qui se localisait dans la chair…

Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer,
Plus les survivants ont d’attaches célestes.
Le ciel n’est plus uniquement peuplé d’anges.
De saints inconnus du Dieu mystérieux,
Il devient familier.

C’est la maison de famille en son étage supérieur,
Et du haut en bas, le souvenir, les appels, se répondent.

Antonin-Dalmace Sertillanges

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