L’aquamation, cette nouvelle méthode de crémation par l’eau, choisie par Desmond Tutu, ancien prix Nobel

Enterrement Desmond Tutu

Crédit : Jaco Marais

Le 26 décembre dernier s’éteignait Desmond Tutu, combattant de l’apartheid, à l’âge de 90 ans au Cap. Avant sa mort, Desmond Tutu avait explicité le souhait que son corps soit réduit en poussières par la technique de l’aquamation. Une alternative écologique par rapport aux modes de sépulture actuels.

Des funérailles humbles et à son image

Enterrement Desmond Tutu

Crédit : Jaco Marais

Un enterrement simple, sans ostentation et le moins cher possible, voici les dernières volontés exprimées par l’ex-Prix Nobel de la Paix quant à l’organisation de ses funérailles. Une centaine de personnes ont assisté à ce dernier voyage au sein de la Cathédrale anglicane du Cap, avec quelques fleurs apposées sur son cercueil et un bel éloge du président Cyril Ramaphosa. Dans ce dernier geste d’humilité et en accord avec ses convictions écologiques, Desmond Tutu a par la suite été “aquamé”, méthode de crémation plus respectueuse de l’environnement et moins polluante. L’urne funéraire contenant les cendres de l’Archevêque est désormais conservée derrière l’autel de la Cathédrale pour permettre au Sud-Africains de se recueillir.

Lire aussi : Aquamation, crémation, humusation… Quelle mort est la plus écologique ?

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En quoi consiste l’aquamation choisie par Desmond Tutu ?

Dans le cadre d’une aquamation, le corps du défunt est plongé dans un caisson pressurisé, contenant un mélange de sodium et de potassium, chauffé entre 95 et 150 °C. Il faut attendre entre 5 et 10 heures avant que le corps ne soit entièrement dissout à l’exception des os qui seront désagrégés à l’état de poudre, et que la famille pourra récupérer dans une urne, comme après une crémation. Ce procédé a été mis au point par l’anglais Amos Herbert Hobson en 1888, aux Etats-Unis, alors qu’il travaillait sur la dissolution de carcasses d’animaux pour les transformer en fertilisant. Cette technique a un intérêt écologique majeur : elle neutralise les virus et bactéries et consomme moins d’énergies que la crémation. En effet, la transformation du corps n’émet qu’1 kg de CO2 contre 160 kg pour la solution par le feu.

Lire aussi : Enterrement écologique : comment organiser des obsèques éco-responsables ?

L’aquamation, une méthode déjà autorisée dans plusieurs pays

Méthode de l'aquamation

Crédit : Aquamation.ca / YouTube

Aux États-Unis, au Canada et en Australie, l’aquamation est déjà autorisée. En France, ce sont 40% des français qui optent pour la crémation par souci pour l’environnement. La légalisation de l’aquamation serait donc le moyen de répondre davantage à ce besoin de respecter les convictions écologiques jusque dans la mort. Par ailleurs, en novembre 2021, le CNOF, Conseil National des Opérations Funéraires a rendu un avis positif concernant l’utilisation de l’aquamation en France. Affaire à suivre…

À lire : Humusation : l’Homme, un être vivant comme un autre

Commentaires

  • Blais

    Super Avec les milliards de bêtes et d'humains, c'est vraiment nécessaire !

  • Sarah Dumont

    Désolée, nous le faisons de suite. Merci et à bientôt, Sarah

  • Éric Le Sieur

    La photo de l’Aquamation avec le corps dans le cylindre vient du site www.Aquamation.ca et de notre vidéo sur YouTube merci de mentionner la provenance.

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