Témoignage : “Depuis mon EMI, je lutte pour vivre…”

tunnel EMI

Crédits : Scott Eckersley/Unsplash

Bertrand, 64 ans, a vécu une expérience de mort imminente (EMI) en avril 2011. Depuis, il a développé de nombreux troubles. Témoignage.

Le 1er avril 2011, j’ai vécu une expérience de mort imminente. Je venais de dîner avec des amis et je me sentais très fatigué. Je suis donc parti me coucher. Une heure après, quand ma femme m’a rejoint, je lui ai fait part d’une forte douleur dans la poitrine. Par chance, elle a appelé le SAMU et m’a emmené aux urgences du Mans, où dès mon arrivée, on m’a posé des électrodes. C’est au moment où l’infirmière s’est éloignée pour demander l’avis d’un médecin, que je me suis assis sur le bord du lit, pensant aller mieux, et que je suis tombé sur le sol. Mon cœur s’était arrêté.

Un grand tunnel sans fin

Pendant cette expérience de mort imminente, j’ai le souvenir de mes premières perceptions ou sensations : j’ai eu l’impression d’entrer dans un grand tunnel avec des couleurs vives et violentes, bruyant, comme si je tombais dans un précipice sans fond. Pris de nausées et de panique, j’avais l’impression de découvrir l’enfer. Puis, dans un bruit infernal, tout s’est arrêté subitement. Je me revois, assis au sol, entouré de grottes dégoulinant d’humidité, de personnages hideux et de vilains oiseaux. Dans cet endroit affreux, j’ai entendu une voix qui me disait : “Ne reste pas ici. Tu n’en ressortiras jamais. Tu n’as rien fait pour mériter cela”.

J’ai vu mon frère mort qui m’a dit : “Pas toi redescends”

J’ai alors perçu à nouveau beaucoup d’agitation autour de moi. Malgré la douleur ressentie dans tout mon corps, j’ai éprouvé une grande confiance dans l’équipe médicale et me suis endormi dans un sommeil profond. Enfin, j’ai ressenti du bien être. J’ai eu la sensation de m’envoler à grande vitesse autour de la terre et j’ai vu la carte du monde défiler au-dessus de mon lit. Je cherchais un endroit où me poser quand tout à coup, dans une lumière très vive, j’ai aperçu le visage de mon frère, décédé récemment. Tout en levant les yeux au ciel, il m’a dit : “Pas toi redescends”.

Je ne comprenais pas pourquoi je devais redescendre sur cette terre. A cet instant, j’étais si bien, apaisé, heureux. Mais mon frère insista et m’expliqua que je n’avais rien à faire ici. Je ne comprenais pas pourquoi il avait le droit de vivre ce bonheur et pas moi. Il m’expliqua que, sur terre, ma famille avait encore besoin de moi. Et la sienne, n’avait-elle pas besoin de lui ? Je vis à cet instant tous les visages de mes proches décédés dans un flou rapide. J’ai tendu la main droite vers eux mais aucun ne la saisit. Les larmes me coulaient des yeux tel un torrent et j’ai encore supplié qu’un seul m’accepte ou me parle mais en vain.

J’ai choisi de revenir pour ma famille

Je me suis alors retrouvé seul, puis une silhouette vêtue de blanc et bleu,  sans visage m’a dit d’une petite voix que j’avais le choix : rester ou redescendre. J’étais conscient que le fait de revenir sur terre serait synonyme de souffrance mais je ressentais l’amour de ma famille terrienne et toute la peine qu’ils auraient. Mon choix fut de revenir vers eux. Une décision que j’ai prise pour eux. La transition fut brutale. Un mal être s’est emparé de mon corps. Puis j’ai entendu la voix de Marie, une infirmière que j’entendais souvent pendant mon coma et qui était pour moi d’un grand réconfort.

Publicité
Artombal Monuments Funéraires Modernes


Je ne suis plus le même

Depuis cette expérience, je sais qu’il existe quelque chose de beau après la mort (laquelle ne me fait pas peur, ce qui me terrifie, c’est l’approche de la mort). Et cela concerne tout le monde, croyant ou non et toutes religions confondues. Mais, un morceau de moi est resté ailleurs.

Depuis 9 ans, je ne suis plus le même. Je n’arrive pas à me concentrer sur des activités de la vie courante (la conduite, le bricolage etc.…), je n’arrive plus à lire, me poser et tout simplement ne rien faire. Les nuits sont parfois infernales : je me réveille parfois avec les yeux grands ouverts et avec des douleurs de tête. Parfois, je me sens étranger à ce monde. Je me sens inutile ici-bas et peine à me supporter. Je pense ne plus être le même qu’avant. Mes proches semblent le ressentir aussi.  Et je me demande souvent si j’ai fait le bon choix. Quand tout va bien, je suis reconnaissant de l’acharnement d’une équipe médicale hors pair et je manque de mots pour exprimer ma gratitude.

Certains médecins sont très cartésiens et m’ont prescrit du Prozac !

Je n’ose pas parler de ce que j’ai vécu autour de moi. Si je livre mon témoignage d’expérience de mort imminente, c’est pour faire connaître et briser le silence sur ce qu’on traverse. Certains médecins sont très cartésiens et n’adhèrent pas au fait que certaine personnes voient des choses surnaturelles lors d’une EMI. J’ai le droit au silence ou à des prescriptions de Prozac pour seules réponses ! J’ai l’impression que je n’en ai pas le droit et j’ai honte de ce qu’il m’est arrivé, de ce que j’ai fait subir à ma famille. Je pense que je n’ai vu que le passage qui mène à l’au-delà sans avoir franchi un certain seuil. Un jour, je pourrais voir de l’autre côté. Mais une chose est sûre : la vie sur terre n’est qu’une étape, la préparation à une autre “VIE”.

Pour en savoir plus sur ces phénomènes et lire d’autres témoignages, consultez le site de l’INREES.

Découvrez également l’interview de Cécile Cloulas, psychologue, hypnothérapeute et auteure de “Comment leur mort a changé leur vie ?” sur la chaîne YouTube :

Commentaires

  • vince

    Déjà arretez le Prozac ç'est nocif et ça parasite votre cerveau c'est un poison avéré et fait pour empoisonner. Ton frère décédé t'as dit que c'étati pas ton heure que ta famille avait besoin de toi. Pourtant tu dois etre paumé puisque tu n'arrives pas à ete présent à prendre le temps, à te concentrer. Ca c'est du à notre dimension, ta condition humaine et du choc et du flou que ça t'as laissé. Peut ete est tu déjà utile à ta famille rien que par l'argent que tu leur rapporte. Peut ete que tu devais ou doit ou peut leur etre utile potentiellement, peut etre que ta mort aurait créé une tristesse qui aurait été nuisible et aurait changé de manière néfaste des gens de ta famille. Peut etre que pour le moment tu n'arrives pas à trouver le bon chemin à cause du flou du traumatisme, de ne pas savoir quoi faire. Moi je te conseillerais d'etre en confiance et donc d'etre en paix, apprend à prendre le temps, trouve toi des petit but, comme etre bienveillant penser au autres si tu peux les aider les écouter ou meme etre présent si ils ont besoin. Ais confiance, sois serein. Renseigne toi sur Jésus Christ c'est un bon guide il l'a dit "je suis le chemin la vérité t la vie" Ne sois plus troublé, au nom du père du fils et du saint esprit que Dieu t'aide et t'apaise et donne du sens à ce que tu vis. Mange sainement, prend des vitamines naturelle, trouve un multivitamine mais naturel ça te donnera un meilleur sommeil. Fais un peu de sport, un peu de cardio (marche quotidienne) et un peu d'effort intense c'est à dire un effort qui te raproche de tes limites il faut que ce soit un peu pénible (haltères en continuant un tout petit peu quand ça devient dure ou autre exercice mais faut que ça soit dure un moment et continuer un tout petit peu quand c'est dure mais pas longtemps par exemple si tu faus des haltère faut que quand ça devient dure en faire une ou deux ou trois de plus, la fatigue disparait au bout de 2 minutes et après on se sent mieux. La prière ça pourra etre positif mais pour ça il faut la foi mais puisque tu as vu que après la mort il y à quelques choses alors tu peux avoir la foi, cette vie est ue étape d'apprentissage, un test de libre harbitre aussi. C'est peut ete juste le prozac qui te déphase je repette c'est un poison avéré qui rend débile à cause des dérivé de fluor que ça contient. Un peu de sport, un peu de plaisir simple, d'art de vivre, un peu de sociale, vouloir rire, rendre heureux, avoir un coeur juste quitte à souffrir un peu voir beaucoup mais garder la foi afin de rester en amour dans le fond etc :)

  • CHASTANG josiane

    Bonjour , moi , j'ai fait une OBE une décorporation , et j'ai assisté à la scène dans laquelle mon corps matériel se trouvait suite à un évanouissement .Je me suis vue allongée sur le sol avec 2 des 3 secrétaires qui étaient là et qui essayaient de me ranimer tandis que la 3 ème continuait son travail assise à son bureau qui était derrière une sorte de "comptoir" ; assez haut .....Quand j'ai ouvert les yeux ' la première chose que j'ai demandé à ces 2 femmes auprès de moi est " est-ce que j'avais les yeux ouverts ".....je venais de me rendre compte que je venais de voir la scène.....donc à ma question , elles m'ont répondue qu'elles étaient prête à appeler les pompiers.... et moi j'insistais en leur demandant comment étaient mes yeux , ouverts ou fermés ??? fermés m'ont-elles répondue . j'étais toujours allongée sur le sol depuis mon évanouissement tel que je m'étais vue . Cette épisode de ma vie est resté dans les coulisses de mon cerveau jusqu'à ce que 3 ans plus tard , je comprenne ce qui m'était arrivée . Je suis contente d'avoir vécu cela car ça m'a permis de comprendre ou presque..... ce qu'est la vie et l'après vie .

Happy End

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. En cliquant sur "Laisser un commentaire", vous confirmez avoir lu notre Politique de confidentialité.

*Champs obligatoires