EMI : ces témoignages qui bousculent les scientifiques

Ils ont connu trauma, coma, soins palliatifs… et sont allés jusqu’aux frontières de la mort. Ils sont de plus en plus nombreux, à travers le monde, à en témoigner. Si le grand public demeure encore sceptique à l’égard de pareils récits, le monde scientifique au contraire commence à les écouter et à s'intéresser aux expériences de mort imminente (EMI).
Les visions des mourants : un phénomène méconnuCredits : Isai Ramos on Unsplash

Les visions des mourants : un phénomène méconnu

« J’ai vu ma mère, là devant moi au bout de mon lit, habillée en Bretonne, avec sa coiffe sur la tête. Je sais qu’elle est décédée il y a plus de 20 ans. Mais je suis sûr de ce que j’ai vu. Je ne rêvais pas. »

L’homme qui s’exprimait ainsi – mon père – était hospitalisé en juin 2014 dans une unité parisienne de soins palliatifs. Certes, il vivait ses dernières heures, mais il avait  « toute sa tête »,  comme durant toute sa vie. Par ailleurs, il ne ressentait aucune souffrance physique et ne prenait aucun médicament qui aurait pu altérer son discernement. Il fut d’autant plus troublé par sa vision qu’il était farouchement athée, très fermé à toute idée de réalité éventuelle, hors de notre vie terrestre.

Sa vision rejoignait pourtant celles d’autres personnes en fin de vie qui, quelques heures ou quelques jours avant de mourir, voient un proche décédé venir les chercher. Au cours d’un entretien, le chef de service de l’unité confirmera : « C’est hyper fréquent, j’ai même des patients qui tendent la main pour tenter de toucher cette vision ». Généralement les défunts se montrent vêtus de manière à pouvoir être reconnus. Pour la mère de mon père, décédée 25 ans auparavant, ce fut un vêtement traditionnel breton.

Il peut arriver que le malade ou la personne en fin de vie  ignore que la personne apparue en vision soit déjà morte. Cela arrive notamment si elle est décédée récemment et que son entourage lui a caché le décès pour ne pas la perturber. Le phénomène de vision des mourants a beau être extrêmement fréquent selon plusieurs médecins spécialistes, il demeure méconnu.

Une médiatisation grandissante des EMI

Les expériences de mort imminente (ou EMI) sont davantage médiatisées et souvent plus connues sous leur nom anglais : NDE (Near Death Experience). La culture occidentale en porte d’ailleurs une trace ancienne car le premier à en avoir fait le récit est Platon, dans La République. Le soldat Er y rapporta ce qu’il avait vu pendant son voyage dans l’au-delà.

Mais il faudra attendre 1975 pour avoir un panorama conséquent sur ces expériences de mort imminente.  Le livre La Vie après la vie, du médecin américain Raymond Moody, relate de multiples témoignages. Leur scénario est souvent le même. en état de mort clinique, la personne se sent sortir de son corps et s’engage alors dans un tunnel au bout duquel resplendit une lumière éblouissante. Elle ressent un profond sentiment de joie et d’amour, rencontre des proches décédées, assiste à une revue détaillée de sa vie, avant d’apprendre que ce n’est pas son heure et de retourner, souvent à regret, dans son corps et de reprendre conscience.

Les EMI observées par des études

À ce jour, il existe deux grandes études scientifiques menées sur les EMI. La première par le Dr Pim Van Lommel, cardiologue néerlandais auprès de 344 rescapés d’arrêt cardiaque en état de mort clinique (électrocardiogramme plat, cœur et respiration arrêtés). Interrogés dans une dizaine d’hôpitaux, 18% d’entre eux, ont rapporté avoir vécu une EMI. Les résultats de cette étude furent publiés dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet.

La deuxième étude a été réalisée à l’initiative de l’université de Southampton, en Angleterre, auprès de 15 hôpitaux aux Etats-Unis et en Europe. Les résultats ont été publiés en 2014. 39% des patients interrogés y assurent avoir eu une “perception de conscience” de ce qui leur arrivait après leur arrêt cardiaque dont 46% des personnes ont des souvenirs d’images assez précises. Sam Parnia, le médecin en charge de l’étude, prend le cas d’un patient en exemple : « Le cerveau ne peut pas fonctionner quand le cœur a cessé de battre, dit-il. Mais dans ce cas-ci, l’état de conscience s’est poursuivi durant les trois minutes où le cœur du patient a cessé de battre, alors que le cerveau s’éteint généralement dans les 20 à 30 secondes après l’arrêt du cœur ».

Les EMI intéressent aussi la France

Récemment, en France, un jeune médecin, François Lallier a réalisé sa thèse de doctorat sur les facteurs associés aux EMI, et notamment l’impact des médicaments habituels sur les EMI (son étude porte sur 118 cas d’EMI et sa thèse a reçu une mention très honorable avec les félicitations du jury). Ses résultats semblent démontrer l’absence de causes médicamenteuses et de pathologies psychiatriques ou encore neurologiques dans les EMI. C’est même le contraire qui se produit, moins on prend de médicaments et plus on a de chance de vivre une EMI. Il suggère que tout le monde vivrait une EMI lors d’un arrêt cardiaque mais qu’une minorité s’en souviendrait de la même manière qu’on se souvient ou non des rêves, et que finalement les médicaments diminueraient encore nos capacités de mémoire.

D’autres études sont actuellement en cours et il est intéressant de noter que les expériences rapportées comportent de nombreuses similarités partout dans le monde et quels que soient les contextes culturels ou les croyances des témoins.

Des expériences partagées par les accompagnants

Il existe une autre forme d’expérience aux frontières de la mort, vécue par ceux qui sont au chevet d’un mourant, qu’on appelle EMP (Expériences de Mort Partagée). Parents, infirmiers, médecins, qui accompagnent des personnes dans leurs derniers instants sont témoins, au même moment, de faits troublants (lumière qui se dégage du corps du mourant, vision d’un autre monde, forte sensation d’amour, etc.). Ils vivent en quelque sorte le début de l’après-vie avec le mourant. Le Dr Raymond Moody relate ces expériences dans un de ses derniers ouvrages Témoins de la vie après la vie.

Ces expériences d’un autre genre, vécues par des personnes lucides, non malades, apportent du fil à retordre à certains scientifiques qui placent les EMI dans le domaine des hallucinations !

La théorie post-matérialiste suggère la survie de la conscience après la mort

Peut-on en conclure que la vie continue après la mort ? Malgré ces études, le scepticisme persiste parmi la majorité des scientifiques ! Il y a aujourd’hui une opposition entre scientifiques purement matérialistes, pour qui la conscience serait un ensemble de processus biologiques à l’intérieur du cerveau, et les scientifiques ouverts à d’autres paradigmes à l’instar du Dr Mario Beauregard. Ce chercheur en neurosciences est l’initiateur du manifeste pour une science post-matérialiste.

Selon le Dr Beauregard, les théories matérialistes échouent à démontrer comment le cerveau pourrait générer l’esprit. En revanche, plusieurs phénomènes observés notamment les EMI survenant durant un arrêt cardiaque, suggèrent que le cerveau agit comme un transcepteur de l’activité mentale. C’est- à–dire que l’esprit se manifeste à travers le cerveau mais qu’il n’est pas produit par cet organe.

Ce manifeste pour une science post-matérialiste conclue que les EMI survenant durant un arrêt cardiaque, combinées aux évidences provenant des études de médiums doués, suggèrent la survie de la conscience après la mort et l’existence de domaines de réalité qui ne sont pas physiques. Médecins neurologues, physiciens, biologistes, mathématiciens, des centaines de chercheurs reconnus dans le monde ont signé ce manifeste. Cela démontre ainsi l’ampleur de ce nouveau paradigme scientifique en gestation.

« La science doit être curieuse et oser poser ces questions qui jusqu’à récemment étaient des tabous » prône le Pr en neurologie Steven Laureys dans le film Et si la mort n’existait pas. En effet, cette question d’une éventuelle vie après la mort n’est-elle pas la plus importante que se pose tout être humain et ne mérite-t-elle pas que la science s’y consacre pleinement ?

A lire aussi : Le jour où j’ai commencé à communiquer avec les morts

Valérie Seguin, est l’auteure du film Et si la mort n’existait pas (visible sur Youtube) et du livre Les trois jours et demi après la mort de mon père (Editions Les Arènes, 2015), un témoignage enquête aux frontières de la mort.

 

 

10 réflexions sur “EMI : ces témoignages qui bousculent les scientifiques

  1. Répondre
    pillot - 17 novembre 2019

    La « vie » après la mort … Ou la VIE après la VIE… LE 01 AVRIL 2011 … Une violente douleur dans la poitrine puis dans le bras gauche et la mâchoire une heure de massage cardiaque dix électro choque,14 jours de coma, le cœur s’arrête, et tout bascule dans l’inconscience, c’est la mort………………………………..
    Les premières sensations de chose irréelle sont des images d’un grand tunnel sans fin avec des couleurs vives et violente plein de tourmente et de bruit comme si je tombais dans un précipice sans fond .Mon corps me faisait mal avec des nausées, la panique s’emparait de moi de voir ce monde qui me paraissait être l’enfer. Dans un bruit infernal tout s’arrête subitement et je suis assis au sol autour de moi des labyrinthes en forme de grotte dégoulinant d’humidité avec des plantes horrible et ces personnages hideux et encore ces vilains oiseaux de gros poussins que je revis plus tard dans ma chambre. Une voix que je ne connais pas me dit (ne reste pas ici tu n’en ressortiras jamais, cette tourmente sera de pire en pire, tu n’as rien fait pour mériter cela) Je ressentais tous ce qu’il se passait autour de moi beaucoup d’agitation et j’étais content d’avoir quitté ce monde irréel mais très vite la réalité reprenait le dessus et encore ces souffrances et ce mal être de mon corps, tout à coup une grande confiance dans l’équipe médicale s’installa dans mon esprit je sentais que quelque chose se passait je me sentais bien, tous était paisible je m’endormais dans un sommeil profond plus rien ne pouvais plus m’arriver, encore quelque mot de l’extérieur du personnel soignant très lointain et presque inaudible puis cette sensation de bien-être . Dans un élan surnaturel je me sentis m’envoler à grande vitesse autour de la terre et la carte du monde défilait au-dessus de mon lit je cherchais un endroit ou me poser certaine image de ma vie apparaissait selon l’endroit où mes yeux se posait, j’avais l’impression d’être en errance, quand tout à coup une lumière très vive ni blanche peut être une couleur bleutée indéfinissable mais une ambiance sereine dans un calme paisible ou l’on ressent que de l’amour et du bonheur sans souffrance ni torpeur, là j’aperçus le visage de mon frère(décédé récemment )les yeux regardant vers le ciel puis quelque instant plus tard il me dit « pas toi redescend »surpris par cette ordre je ne comprenais pas pourquoi je devais redescendre sur cette terre ,j’étais si bien et je ressentais que toute ma famille père mère frère oncle tante grand-mère grand père et bien d’autre était la et m’attendait. Puis sous mon insistance un dialogue sous un bel arbre s’établit avec mon frère qui m’expliqua que je n’avais rien à faire ici. Je ne comprenais pas pourquoi lui il avait le droit de vivre ce bonheur mais pas moi il m’expliqua que sur terre ma famille avais encore besoin de moi (et la sienne alors elle n’a pas besoin de lui ?) j’ai eu un sentiment d’injustice lui qui n’était pas croyant et que l’on a incinéré contrairement à ce qu’il se fait dans la famille c’est le premier et j’espère le dernier.(c’est un coup de gueule personnel).Puis il ajouta qu’il était bien avec les siens et qu’il avait accompli sur terre ce qu’il avait à faire et là je vis tous les visages de mes proches décédé dans un flou rapide je tendais la main droite vers eux mais aucun ne la saisit les larme me coulait des yeux tel un torrent et je suppliât encore et encore qu’un seul m’accepte ou me parle mais en vain(c’était trop injuste). Je me retrouvais seul, soudain une silhouette vêtu de blanc et bleu sans vraiment de visage avec une petite voix me laissait quand même le choix de rester ou de redescendre c’était la seule main tendu que je pouvais prendre, j’étais conscient que le fait de revenir sur terre signifiait pour moi souffrance mais je ressentais l’amour de ma famille terrienne et toute la peine qu’il avait, mon choix fut de revenir vers eux, ce choix je l’ai fait pour eux car pour moi il aurait été plus facile de rester là où j’étais. La transition fut brutal un mal être s’emparait de mon corps et encore ces image fugace. Puis cette voix de cette infirmière du nom de Marie que je percevais parfois (pendant mon coma) était pour moi d’un grand réconfort quand elle était près de moi je savais que j’étais réellement sur terre car elle me parlait beaucoup, je ne l’ai pas vue mais dans mon esprit elle ressemblait à mon épouse quand elle était jeune. Je suis sur maintenant qu’il y a quelque chose de beau après la mort (laquelle ne me fait pas peur, ce qui me terrifie c’est l’approche de la mort) et cette chose s’adresse à tout le monde croyant ou pas de toutes religions confondue dès lors que l’on a mérité par notre vie sur terre, c’est un ressentis que j’ai .Depuis un morceau de moi est resté ailleurs, je ne suis plus le même dans ma tête les choses ne sont pas très claire, parfois je me sent étranger à ce monde ,j’ai aussi parfois du mal à me supporter je pense ne plus être le même qu’avant je le ressent aussi de la part de mes proches ,je me demande si j’ai fait le bon choix, mais quand tout va bien je suis certain que ce choix était le bon, je le doit à l’acharnement d’une équipe médicale hors pair et c’est pour cela que je dois tenir le coup au moins par respect pour leur travail les mots manque la aussi pour les remercier . Je n’ose pas parler de toute ces choses, c’est pourquoi je l’écrit avec beaucoup de difficulté la rédaction de ce récit m’a pris beaucoup de temps par petit morceau j’ai reconstitué ces évènement avec mes mots mais certaine chose ne peuvent ni être écrite ou dite tellement c’est indescriptible cela peut paraitre de la folie ou du rêve , j’ai l’impression que je n’ai pas le droit d’en parler et j’ai honte de ce qu’il m’est arrivé, de ce que j’ai fait subir à ma famille, car je n’ai pas vécu la réalité de ces jours de coma plusieurs fois par semaine la nuit je revit certaine scène soit en cauchemar soit en bonheur je souhaiterais que tout ce qui est négatif sorte de mon esprit car pour moi cette expérience fut plus négative que positive ,mais néanmoins j’ai une profonde envie d’y retourner car maintenant je me sent inutile ici-bas . Je pense que je n’ai vu que le passage qui mène à l’au-delà sans avoir franchis un certain seuil, un jour je pourrais voir de l’autre côté. La vie sur terre n’est qu’une étape, elle est la préparation à une autre « VIE « mais il n’existe pas de mot pour décrire ce quelle sera…… ********************************************************
    Je me suis rendu compte qu’a la plupart des personnes à qui j’ai remis ce document le dialogue fut rompu pratiquement à chaque fois et je me demande bien pourquoi ?
    Depuis je me sens seul comme si j’étais isolée du monde, je suis sur mon ile et j’observe le monde d’un autre point de vue et parfois j’ai très peur de tout ce qui m’entoure. Je ressens que tout se dégrade autour de moi, le contact avec les gens et ma famille, et même mon couple le dialogue, tout cela a changé. Je souhaite que cette situation ne soit que passagère car c’est très difficile à vivre.
    Je n’arrive pas à me concentrer sur des choses courante (la conduite, le bricolage etc.…) lire, se poser et tout simplement ne rien faire, une heure maxi et tous part dans tous les sens comme si le cerveau se déconnectait même des choses logique que je faisais sans problème avant sont devenue difficile à accomplir.
    Les nuit sont parfois infernal avec des réveils spontané les yeux grand ouvert et souvent accompagné de mal de tête, même après deux ans et demie et toujours les ces images de cet EMI (Quand cela cessera-t-il?) J’aimerais mettre à profit cette expérience auprès de personne au porte de la mort du corps afin de les réconforter, de les préparer à ce qu’ils vont voir de l’autre côté et de les aider à passer ce cap.
    Bertrand Pillot Le PRESSOIR 72170 Maresché 06/13/51/11/25
    pillot.bertrand2@wanadoo.fr

    1. Sarah Dumont - 17 novembre 2019

      Bonjour Bertrand,

      Merci pour votre confiance et le partage de votre expérience.

      Peut-être pourriez vous contacter l’Association Internationale pour l’étude des états proches de la mort. Vous y trouverez sûrement un soutien précieux et une aide pour comprendre les états que vous traversez, qu’en pensez vous ? L’adresse du site est : http://www.iands-france.org/

      A très bientôt

    2. Matt - 19 novembre 2019

      Bonjour Bertrand. Je comprends ce que vous vivez, du moins je crois pouvoir l’imaginer. Sachez quand même, si cela peut vous rassurer un peu de lire ces lignes, que là où le contact se rompt avec certaines personnes, il peut tout à fait se mettre en place avec de nouveaux individus. Entourage, cercle d’amis, travail : tout est à notre image, c’est l’addition de ce que nous sommes, de ce que nous avons été et de ce que nous aspirons à vivre plus tard. En d’autres termes, cette expérience vous a naturellement changé, vous n’êtes plus le Bertrand d’hier car votre vision du monde a été modifiée et donc aussi votre manière d’être. De nouveaux liens se tisseront grâce à cette expérience, des liens particuliers, plus précieux… A vous maintenant de rester éveillé et de trouver ces personnes aptes à vous écouter, et qui sait, peut-être aptes aussi à vous raconter LEURS expériences ? En tout cas je vous conseille si vous ne l’avez pas déjà fait de regarder le film Au Delà avec Matt Damon. La fin illustre parfaitement les propos que je viens de vous tenir.

      Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vécu ce genre d’expérience mais je suis totalement ouvert, voir passionné par le sujet. Comme quoi…

      Matt

  2. Répondre
    pillot - 17 novembre 2019

    Merci Sarah je connais bien le docteur Jourdan .

    1. pillot - 27 novembre 2019

      Merci Matt , C’est vrai que parfois les questions que se pose certaine personne réceptive sont de la curiosité beaucoup pense que c’est du rêve ou bien des hallucinations je leur précise toujours que je n’ai rien a vendre même pas un livre que je n’ai qu’a partager mon vécu car je le précise aussi c’est du vécu ,dans le milieu hospitalier les infirmières ,plus que les médecins pose des questions pertinentes …Aujourd’hui je voit le monde de l’extérieur je suis spectateur de ce qui m’entoure …. Je ne suis pas non plus un orateur ni un écrivain très performant mais je fait ce que je peut pour partager au maximum afin que ceux qui peuvent me lire soit rassuré de ce que sera leur “vie” après la mort ………

  3. Répondre
    PILLOT - 22 novembre 2019

    Je me permets de vous faire part de certaine constations que j’ai pu faire avec certain médecin Cardio, Pneumo, Réanimateur et aussi certaine personne etc. sur la discussion de mon EMI (Etat de Mort Imminente).
    Certain médecin sont très cartésien et n’adhère pas au fait que certaine personnes voit des chose surnaturel lors d’un EMI , la seul réponse qu’il on s’est Prozac, ou bien silence complet ,certes les choses ont évolué dans le temps et ce n’est pas la majorité .Peut être parmi vous il y aura des réponses à cette question ?.
    Une évidence à ne plus contourner
    Douze millions aux États Unis et vingt millions en Europe… Je parle ici du nombre de personnes qui ont connu des morts cliniques et qui rapportent des témoignages de leur vécu au seuil de la mort. À ces chiffres-là, il faudrait ajouter évidemment ceux des autres parties du globe et ceux des personnes qui n’ont rien osé raconter et qui ne diront pas un mot, par peur du ridicule…
    Tout cela ne prouve rien, paraît-il ! Trente ans après le célèbre livre du docteur Moody et ceux qu’ont publiés des quantités d’autres personnes témoignant de choses éclairantes, on en est encore là… On continue de nier avec dédain. Quelle est donc cette société qui est la nôtre et où on s’acharne à évacuer ou ridiculiser systématiquement tous les éléments de réflexion qui peuvent donner à l’âme une chance d’exister ?
    On argumente, ¨scientifiquement¨ paraît-il, en affirmant que tant qu’on revient à la conscience c’est qu’on n’est pas mort et que le cerveau humain a ultimement le don de fabriquer de quoi se raccrocher à quelque chose et qu’on appelle cela des illusions. On sort alors des statistiques ou des graphiques froids et déconnectés pour prouver que les x millions de témoignages n’apportent rien à personne et qu’il ne faut surtout pas se laisser impressionner. Enfin, on classe le sujet parce qu’il n’est apparemment pas digne d’intérêt de la part d’individus sérieux. La réalité est que le véritable scientifique – celui qui reste ouvert et qui ne consacre pas simplement sa carrière à soutenir des crédos décrétés inébranlables – est très, très rare.
    L’art du cynisme et de l’hypocrisie, de la mauvaise foi aussi, est beaucoup plus facile à pratiquer que celui de la recherche de ce qui est, en vérité, et qui demande à ce qu’on abandonne les aprioris.

    Alors que faire ? Jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    On n’a fait que cela ou presque jusqu’à présent, chaque ¨parti¨ argumentant à sa façon et ignorant royalement les autres. Il paraît pourtant que nous sommes dans une société adulte… J’en doute. Refuser une réflexion sincère sur la mort, préférer hausser les épaules à chaque fois qu’il en est question n’est pas la preuve qui fait de nous des vivants en santé. C’est l’aveu d’un manque de courage et d’un impressionnant aveuglement. Oui, reconnaissons-le, lorsque les individus qui constituent un monde se désintéressent la seule certitude qu’ils ont tous en commun – celle de devoir mourir un jour – c’est qu’ils ont un problème de maturité.
    C’est qu’ils ont tellement peur de ce qu’est la vie qu’ils préfèrent ne pas savoir d’où ils viennent, le sens de ce qu’ils vivent et là où ils vont. Manque de courage, manque de lucidité… incontestablement… mais peut-être tout simplement aussi manque d’intelligence et surtout de cœur.
    On peut bien sûr excuser tout cela et le comprendre. Il y a un tel déconditionnement à entreprendre au niveau de notre conscience et de nos comportements, tant personnels que collectifs ! Il est clair que nous souffrons pour la plupart de ne plus savoir dans quelle direction regarder pour pouvoir donner une signification à tout ce que nous traversons. Le problème également – et sans doute surtout – c’est que certains d’entre nous – souvent fort bien placés – semblent avoir fait profession de briseurs d’espoir et de coupeurs d’ailes systématiques.

    Certain Média ou Médecins (pas tous bien entendu) intéressés par le phénomène recueil des témoignages pour faire de l’audimat ou vendre des livres sans s’occuper des personnes qui ont vécu cet expérience sachant quelle sont fragilisé par le fait d’avoir vu l’indescriptible que eux seul peuvent interpréter qu’avec des mots de terrien et qui se pose la question pourquoi moi Un arrêt cardiaque serait si simple pour l’après sans avoir en plus à vivre avec cela Arrêtons de nous donner en spectacle dans ces émissions à quand un producteur aura l’idée de faire un plateau pour débattre du devenir des « emiste »

    La difficulté des relations humaines après l’EMI.
    La perte des repères sensoriels précédents pour le cerveau.
    La partie sombre de l’expérience qui réapparaît pour parasiter les nuits.
    Le besoin de partager et d’aider à la préparation du voyage définitif. (Accompagnement des mourants).
    Le besoin de se changer soi-même pour exprimer le meilleur de vos possibilités afin de rendre grâce à cet Amour inconditionnel qui vous avait accueilli.
    La disparition de la peur de la mort.
    Le besoin de transformer la vie sur Terre; de vivre en harmonie avec son cœur.

    Seul peut être l’église serait réceptif nos récit mais ne souhaite pas en général aborder le sujet je pense que tout êtres n’ayant pas vécu cet expérience se trouve démunit devant ce qui lui semble être de la fiction

    Cela leur serait-il donc si mal d’envisager le fait que la vie ne s’arrête pas avec les battements du cœur et l’activité détectable des hémisphères cérébraux ? Que cela fasse grincer certains orgueils, effectivement je n’en doute pas…Et après ? Il y a des portes qu’il faut savoir passer. La grandeur d’un être humain se mesure au nombre des seuils qu’il parvient à franchir, pas au fauteuil auquel il s’accroche.
    Je ne dis pas qu’il faille se raconter des histoires justes pour espérer. Il n’y a vraiment pas besoin d’inventer quoi que ce soit. Au-delà des délires, il existe des faits, des témoignages, des réflexions sérieuses et crédibles dans toutes les cultures et par millions.
    Alors qu’attendons-nous ? D’être saturés d’anxiolytiques ? L’univers est si vaste et si beau à découvrir…
    Il y a 200 ans nous aurions été brûlé sur la place public pour de tel propos, tel des sorcière ou des sorciers….

    Bertrand
    pillot.bertrand2@wanadoo.fr

  4. Répondre

    […] ce sujet des EMI je vous recommande aussi le site suivant « EMI : ces témoignages qui bousculent les scientifiques », et une de nos lettres précédentes  « QUE SE PASSE-T-IL LORS DE NOTRE MORT […]

  5. Répondre
    Enzo - 26 mai 2020

    Je réfléchissais et je me disais qu’il fallait tester le QI des personnes n’ayant pas fait d’emi et tester le QI des personnes ayant fait une emi dans leurs passé, ça pourrait être extrêmement intéressant, si l’expérience as déjà été faite merci de me tenir au courant.

    1. Sarah Dumont - 27 mai 2020

      Bonjour

      Question intéressante.
      Je vais me renseigner et reviens vers vous.

      A bientôt

    2. Sarah Dumont - 13 juin 2020

      Après m’être renseignée, je peux vous dire qu’il y a eu en effet des cas de personnes qui sont revenus avec une connaissance en plus, un savoir complexe, notamment un cas que cite Raymond Moody : il me semble qu’un garagiste est revenu avec des connaissances d’un doctorat de physique.
      Mais le QI ne serait pas le bon test car la plupart des gens reviennent avec une autre forme d’intelligence, plus intuitive, plus empathique, plus ouverte et non intellectuelle.Ce serait plutôt le QE qu’il faudrait tester.

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