La mort expliquée aux enfants à travers 5 livres

Pas toujours facile d'expliquer la mort à nos enfants. Voici 5 livres approuvés par Happy end pour entamer le dialogue sur cette épreuve de la vie en douceur.
Parler de la mort aux enfants@Aaron Burden on Unsplash

COCO, l’album pour enfants : la mort expliquée aux enfants avec poésie

L’histoire

Miguel est un garçon d’une dizaine d’années qui rêve de devenir guitariste et de suivre les traces de son idole, le chanteur Ernesto de la Cruz. Mais sa famille ne veut plus entendre parler de musique depuis qu’une des ancêtres a été abandonnée par un mari musicien obsédé par ses rêves de gloire. En théorie donc, son destin est tout tracé (dans la petite entreprise familiale) mais Miguel va malencontreusement basculer dans le monde des ancêtres lors de « El Dia de Los Muertos » : le jour de la fête des Morts…

Pourquoi j’ai aimé ?

J’étais très enthousiaste lors de la découverte du dessin animé (de qualité) en 2017. Et agréablement surprise que ce soit un « Disney » ! Cette fois, Disney sort des sentiers battus pour nous parler de la mort, sujet si sensible. En nous faisant faire un pas de côté puisqu’il nous entraîne dans la « vision mexicaine » de la Mort : très colorée et gaie.

La vie, la mort, les goûters philo pour leur apporter des réponses précieuses

L’histoire

Ce « Goûter Philo » s’arrête sur la vie humaine, avec toutes les questions qu’elle soulève : les transformations, la liberté, l’âme, la mort…

Pourquoi j’ai aimé ?

J’adore cette collection ! Et je ne suis pas la seule à m’en délecter… Mais je ne le fais pas « en cachette », moi ! Un petit livre de philosophie simple et drôle. Pour aborder des questions sérieuses sans se prendre au sérieux.

La mort expliquée aux enfants ? Hélène Romano, psychologue, nous donne des clés précieuses pour en parler avec eux. Ecoutez son podcast

Oscar et la dame rose, un enfant se confie sur son décès prochain à une grand-mère

L’histoire

Oscar a 10 ans. Il a un cancer. Il vit à l’hôpital, avec d’autres enfants et entouré d’infirmières qu’on appelle les « dames roses ». Mamie-Rose, est la plus âgée d’entre elles. Elle est retraitée mais passe beaucoup de temps à l’hôpital. Après une greffe de moelle osseuse qui a échoué, Oscar pense qu’il est condamné. Il parle de son futur décès à ses proches ainsi qu’au personnel. Tous font la sourde oreille lorsqu’il parle de « mort » à l’exception de Mamie-Rose, (autrefois appelée « l’Étrangleuse du Languedoc » grâce à ses talents de catcheuse), qui lui confirme qu’il va mourir. Elle lui propose d’écrire des lettres à Dieu …

Pourquoi j’ai aimé ?

J’aime la façon dont l’auteur Eric Emmanuel Schmitt aborde les sujets de la maladie et de la mort, avec une grande sensibilité… Le livre est d’ailleurs désormais étudié en classe et a aussi adapté au cinéma…

A lire aussi : Comment annoncer la mort d’un proche à un enfant ?

La rose a disparu, le cycle de la vie expliquée avec la sagesse d’un grand-père

L’histoire

Lisa se balade avec son Papy, un grand jardinier, au milieu de ses plantations.. Ensemble, ils s’émerveillent de la beauté de son potager et visitent souvent le carré de roses de toutes les couleurs qu’il a planté le jour où il a appris qu’elle allait venir au monde.  A travers ces pérégrinations, ce grand-père en profite pour sensibiliser sa petite-fille au cycle de la vie. Lisa a du mal à accepter que sa fleur adorée puisse, un jour, disparaître. Quand elle découvre qu’elle a fané, elle passe par l’incompréhension, la colère et la tristesse avant de pouvoir faire son deuil. Son Papy adoré la console en lui démontrant que sa rose restera dans sa mémoire et dans son cœur, à jamais.

Pourquoi j’ai aimé ?

Ce joli conte métaphorique permet aisément à l’enfant de se retrouver dans les nombreux sentiments éprouvés par Lisa. Et de tirer lui-même ses propres conclusions sur ce que représente la mort pour lui. Libre à lui d’adhérer aux croyances du grand-père. Sa pensée cheminera au fil du temps.

Le cimetière des mots doux, la perte d’un ami cher vécu par un enfant

L’histoire

Annabelle a un amoureux. Il s’appelle Simon. Ils sont nés le même mois de la même année, vivent dans le même village, vont dans la même école. Ensemble, ils aiment se promener dans la forêt et se raconter des histoires. Une relation solide et forte qui va être bouleversée par la maladie de Simon. Atteint d’une leucémie, le petit garçon ne peut plus se rendre à l’école. Annabelle raconte le manque, l’inquiétude jusqu’au jour où le grand frère de Simon lui apprend sa mort.

Pourquoi j’ai aimé ?

Le sujet de la mort y est abordé, à travers l’histoire de deux camarades de classe. Une situation effroyable mais qui se produit malheureusement. Il parle alors de la mort sans détour, sans métaphore. Ce livre a le mérite de mettre des mots sur le désespoir qu’un enfant peut ressentir à la perte d’un être cher. Une façon d’inviter nos enfants à vivre leur deuil, avec toute leur sensibilité, sans chercher à protéger les adultes.

Et le témoignage d’une maman qui a dû annoncer la mort de leur père à ses enfants

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