Serge Moati : “Je me suis longtemps cru responsable de la mort de mes parents”

Serge Moati : “Je me suis longtemps cru responsable de la mort de mes parents”

Qu’est-ce que ce deuil précoce provoque dans la vie d’un enfant ? Comment mieux le soutenir et l’accompagner ? Dans quelles forces puisent-t-ils pour se construire ? Pour lever le tabou sur les orphelins, Sarah est allée rencontrer des personnalités qui se sont construits, malgré l’absence d’un père, d’une mère, et parfois de leurs deux parents. Dans cette série, des personnalités ont accepté de partager avec moi leur histoire et de servir de porte-voix à ces enfants qui représentent près d’un enfant par classe en France.

Serge Moati a perdu son père puis sa mère lorsqu’il avait onze ans. Réalisateur, producteur et auteur, il a raconté sur des pages et des pages et des pellicules la vie des absents et le combat de ceux qui restent pour survivre. Pour lui, on ne se remet jamais d’un deuil. Toute sa vie, il a cherché à ressembler à son père, disparu la veille de ses onze ans. A 18 ans, il décide même de porter son prénom, Henry, pour le faire vive encore… Ce n’est qu’à la naissance de sa petite fille qu’il semble avoir trouvé l’apaisement. Il lui a d’ailleurs dédié un livre, Lettre à Anita (éditions Fayard) pour lui raconter “ses histoires de vieil orphelin”.

 

Recevez la newsletter de Happy End