Obsèques : les premières démarches

Dès la mort d'un proche, de nombreuses démarches doivent être effectuées pour la bonne organisation des obsèques. Ce qu'il faut savoir.
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Dans les 24 heures suivant le décès

Faites constater le décès par un médecin qui établira le certificat de décès.

Quand le décès survient dans un centre de soins ou en maison de retraite ou toute autre structure médicale ou sociale, la déclaration de décès est automatiquement effectuée par l’établissement en question.

En cas de mort accidentelle ou de suicide, il faut contacter le commissariat de police ou la gendarmerie. Un procès-verbal des circonstances de la mort sera dressé.

Assurez-vous du respect des dernières volontés du défunt (inhumation ou crémation, don du corps à la science etc.). Elles peuvent vous avoir été précisées oralement ou par le biais d’un testament ou d’un éventuel contrat obsèques.

Effectuez la déclaration de décès auprès de la mairie de la commune où est survenu le décès. Si le décès a eu lieu dans une structure médicale ou sociale, l’établissement peut éventuellement se charger de la déclaration. La déclaration peut aussi être faite par l’entreprise de pompes funèbres à laquelle vous confiez l’organisation des obsèques. Vous obtenez ainsi l’acte de décès.

Quel délai respecter ?

Qu’il s’agisse d’une inhumation (un enterrement) ou d’une crémation (une incinération), le délai légal entre le jour du décès et celui des obsèques est de 24 heures minimum et 6 jours maximum (dimanche et jour férié exclu.) Selon les situations, le service des pompes funèbres peut demander une dérogation à la préfecture du département.

En cas de problème médico-légal, le délai de six jours court à partir de la délivrance, par le procureur de la République, de l’autorisation d’inhumation ou de crémation.

Si le décès est survenu au domicile de la personne ou chez un proche, le corps peut y demeurer jusqu’aux obsèques. Mais la famille peut également choisir, avant la mise en bière, de le faire transporter dans une chambre funéraire, à condition que ce soit dans les 24 heures du décès. Dans ce cas de figure, seul un services des pompes funèbres peut s’en charger.

Pour un décès en maison de retraite, le corps peut rester gratuitement dans la chambre ou reposoir jusqu’aux obsèques (la maison de retraite étant assimilée au domicile du défunt). Si la famille décide de transférer le corps par exemple dans une chambre funéraire privée, le coût sera à sa charge.

Pour un décès à l’hôpital ou en clinique, la famille peut demander le transfert du corps dans les 48 heures au domicile du défunt ou d’un proche ou encore dans une chambre funéraire privée.

Le transport du corps ne peut se faire sans déclaration préalable à la mairie. C’est l’entreprise des pompes funèbres qui prend en charge cette démarche.

A lire : Tout ce qu’il faut savoir pour éviter les arnaques

A qui faire appel ?

Agence de pompes funèbres, coopérative funéraire, association laïque… différents choix sont possibles pour organiser une cérémonie civile.

Une agence de pompes funèbres

De plus en plus d’agences sont aujourd’hui en mesure de vous accompagner dans l’organisation d’un enterrement laïc. Si vous avez des attentes particulières ce jour-là et que vous ne sentez pas l’agence réceptive à votre demande, n’hésitez pas à contacter d’autres professionnels. Même si vous avez peu de temps pour l’organiser, il est important de vous sentir compris et bien accompagné dans un tel moment.

Dans certaines agences, la personne qui vous reçoit est aussi celle qui vous accompagnera jusqu’au jour de la célébration. C’est une formule appréciable et sécurisante. N’hésitez pas à poser la question à votre interlocuteur. Vous aurez ainsi le temps de créer un lien et cela facilitera vos échanges le jour de la cérémonie.

Le conseiller funéraire a pour rôle de concevoir la cérémonie des funérailles. Certains crématoriums ne proposent pas de créneau de plus d’une demi-heure. C’est alors à lui de vous proposer des solutions pour laisser à chacun le temps de s’exprimer. Rien n’empêche la lecture d’un texte au cimetière ou la projection d’un diaporama autour d’un verre dans un café après le cimetière…

C’est lui qui s’occupera du transport du corbillard, qui trouvera un lieu pour la cérémonie et organisera le temps de l’enterrement ou de la crémation. C’est le garant de l’organisation des obsèques. Il vous guidera pour la préparer. Tenez-le informé des différentes contributions prévues (textes, chants..).

Le jour de la cérémonie, cette même personne ou un maître de cérémonie conduit la célébration. Il prend la parole au début et à la fin des funérailles et donne la parole aux proches.

Une coopérative funéraire

Une seule existe à Nantes pour le moment. Mais le modèle devrait se développer dans les années à venir. Au Canada et en Angleterre, les coopératives funéraires sont aujourd’hui très bien implantées. Le principe d’une coopérative ? C’est une agence de services funéraires créée avec un statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), sans recherche de profit. Sa gestion désintéressée permet de proposer des prix justes : 990 euros pour l’organisation de funérailles pour ses membres (l’adhésion coûte 20 €) et 1 089 euros pour ses non membres. Au delà du budget raisonnable, la coopérative funéraire met un point d’honneur à s’adapter au mieux aux demandes des familles, à les aider à personnaliser leur cérémonie et joue un vrai rôle d’accompagnement avant, pendant et après la cérémonie.

Une association laïque

Quelques associations laïques apportent leur aide aux familles pour organiser un enterrement laïc (enterrement ou crémation) en France. Elles proposent un canevas de cérémonies, incluant des rituels, des textes, des poèmes et peuvent mettre à disposition un conseiller laïc, pour les conseiller plus précisément. Ce type d’associations dispose parfois d’une liste de salles funéraires adaptées.

En Haute-Vienne, par exemple, l’association Alorcci (Association laïque pour l’organisation de cérémonies civiles) officie depuis 2007.

Le groupe « Laïcité aujourd’hui » propose aussi des informations pour faciliter l’organisation de cette cérémonie et répond aux questions des internautes.

Lire aussi : Cérémonie civile : les temps forts à respecter

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