Inhumation : ce qu’il faut savoir pour l’organiser

Privilégiée dans la plupart des religions, l'inhumation consiste à enterrer un défunt. Un acte qui nécessite certaines formalités.
Inhumation enterrement@unsplash

L’inhumation (du latin in, dans et humus, terre), appelée aussi enterrement, a lieu dans un cimetière entre 24 heures et 6 jours après le décès. Il est possible d’inhumer un cercueil dans un caveau mais aussi une urne dans un caveau familial ou un monument cinéraire. L’entreprise de pompes funèbres choisie s’occupe des démarches liées à l’inhumation, en totalité ou en partie.

Comment choisir son emplacement ?

Inhumation au cimetière

Il faut choisir le cimetière puis un emplacement dans ce dernier, en fonction de la sépulture souhaitée. C’est ce qu’on appelle une concession funéraire. Il s’agit d’une parcelle de terre que la mairie d’une commune loue à un particulier pour y enterrer un proche disparu.

Dans l’idéal, il faut s’occuper de sa concession de son vivant afin de pouvoir choisir le lieu de sa sépulture. Cette demande se fait auprès de la mairie du cimetière en question.

Une sépulture dans un cimetière d’une commune est due :

– aux personnes décédées sur son territoire, quel que soit leur domicile

– aux personnes domiciliées sur son territoire, même si elles sont décédées dans une autre commune

– aux personnes non domiciliées dans la commune, mais qui ont droit à une sépulture de famille

– aux Français établis hors de France n’ayant pas une sépulture de famille dans la commune et qui sont inscrits sur la liste électorale de celle-ci.

Pour les personnes dépourvues de ressources, l’inhumation se fait dans le carré des indigents. Cet espace est mis à disposition par la mairie. Les sépultures y sont d’une simplicité extrême.

Inhumation sur un terrain privé

A titre exceptionnel et sous certaines conditions, une inhumation sur terrain privé peut être demandée. La législation l’autorise sous les conditions suivantes :

– L’inhumation doit avoir lieu hors de l’enceinte de la ville ou du village et à une certaine distance

– Obtenir l’autorisation du préfet du département

Combien coûte une concession funéraire ?

La concession funéraire est une parcelle de terre que la mairie loue à un particulier pour y enterrer un proche disparu. Les tarifs varient d’une commune à l’autre. Vous ne paierez pas le même prix pour un emplacement au Père Lachaise que dans une ville en zone rurale.

Pour la ville de Paris, une concession de 2 mètres carré sur une durée de 30 ans coûte environ 2360 euros (tout cimetière parisien confondu). A Lyon, il faut compter 1254 euros et à Bordeaux, les prix oscillent entre 1400 et 3300 euros.

Les prix dépendent de la durée choisie, de la surface allouée (entre 1 et 6 m2), du type de sépulture : concession funéraire (pleine terre ou caveau) ou concession cinéraire (case de columbarium, monument cinéraire).

Le paiement de la concession funéraire revient à la personne qui souhaite pouvoir y être inhumée. Mais elle peut aussi être acquise par les héritiers pour un membre décédé de la famille. Dans ce cas, deux options sont possibles : les héritiers la financent eux-mêmes, ou, prélèvent son montant sur celui de la succession.

Quand renouveler une concession ?

La demande de renouvellement doit être faite dans les 24 mois avant la fin de la concession. Et le montant à verser sera celui du tarif en vigueur. En cas de non renouvellement, le maire de la commune peut effectuer la reprise et la revente de la parcelle. Une exhumation est donc nécessaire. Le corps du défunt est alors déposé dans un ossuaire au sein du cimetière.

Quel monument choisir ?

Le monument funéraire est la partie visible d’une sépulture. Il se compose de différentes parties que les familles peuvent intégrer ou non :

  • Le soubassement. C’est la pierre qui se trouve au contact du sol. Elle peut être de différentes formes et mesure entre 15 et 20 centimètres de haut.
  • La tombale. C’est la pièce de marbre qui recouvre le dessus du soubassement. Elle peut comporter des gravures si le monument n’a pas de stèle.
  • La stèle. C’est la partie verticale, en tête de monument, où sont gravés les noms des défunts.
  • La semelle. C’est la partie horizontale qui forme l’assise du monument. Elle peut être constitué de plusieurs parties ou monolithe.

Certaines sépultures se résument à une seule stèle ou pierre tombale ou à un simple jardinet.

C’est à vous de décider ce qui correspond le mieux au défunt. La plupart des cimetières sont ouverts à l’originalité et vous laissent entièrement libres concernant la matière, la forme et la couleur choisies. Seule la mairie, à travers le règlement du cimetière, peut imposer un volume maximal pour la sépulture.

En cas de petit budget. Sachez que certaines communes vendent d’occasion les pierres tombales récupérées lors d’une reprise de concession. Pensez à vous renseigner sur cette possibilité.

Combien coûte un monument funéraire ?

Le prix est très variable et peut aller de 2000 à 50 000 euros. Il dépend beaucoup du matériau choisi (pierre, granit, marbre). Mais mieux vaut compter au minimum 3000 euros pour une sépulture.

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