Coût des obsèques

Qui doit payer les frais d’obsèques ?

Toute personne proche peut payer les funérailles d’un défunt : famille, amis, voisins… Si personne ne se porte volontaire , les autorités (direction d’hôpital ou police selon le lieu du décès) chercheront le ou les héritiers.

Depuis 2013, un décret permet aux sociétés de pompes funèbres de prélever sur le compte du défunt jusqu’à 5000€ sur présentation de sa facture. Ce prélèvement se fait même sur un compte bloqué par le décès mais n’est évidemment réalisable que dans la limite du solde disponible. Si les ressources bancaires du défunt  sont insuffisantes, le solde sera réclamé à la famille. Les frais d’obsèques doivent être pris en charge par les descendants et ascendants du défunt et cela même si ces derniers ls renoncent à la succession. En cas d’héritiers multiples, le règlement des funérailles est proportionnel aux ressources de chacun.

Dans le cas d’un défunt sans famille et sans ressource, c’est la mairie de son lieu d’habitation qui prendra en charge ses frais d’obsèques.

Peut-on recevoir des aides pour payer les obsèques d’un proche ?

Si le défunt n’était pas encore retraité ou tout jeune retraité (moins d’un an), ses proches peuvent bénéficier du capital décès de la sécurité sociale qui, au 1er avril 2020, s’élevait à 3 472 €.

Ce versement concerne les défunts qui étaient dans l’une des deux situations suivantes pendant les 3 mois précédant leur décès :

  • Ils exerçaient une activité salariée ou percevaient une indemnisation par Pôle emploi
  • Ils étaient titulaires d’une pension d’invalidité / rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle (AT/MP) correspondant à une incapacité physique permanente d’au moins 66,66 %

Attention, le capital décès n’est pas attribué de façon automatique, le proche doit en faire la demande auprès de sa caisse primaire d’assurance maladie par le biais d’un formulaire. Il dispose de deux ans pour faire sa demande. En fonction de sa situation vis-à-vis du défunt, il sera bénéficiaire prioritaire ou non prioritaire du capital décès. S’il est bénéficiaire prioritaire, il a 1 mois seulement à compter du décès pour faire valoir son droit de priorité.

Une aide peut également être versée par la Caisse d’Allocation Familiale si, suite au décès, le ou la conjoint(e) se retrouve avec un (ou plusieurs) enfant(s). Cette aide s’appelle l’Allocation de Soutien Familial (ASF), elle s’obtient sous certaines conditions et n’est pas versée automatiquement. Il faut en faire la demande auprès de la CAF.

Si le défunt était retraité, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse peut également rembourser une partie des frais d’obsèques. Ce remboursement est plafonné à 2286,74 €. Pour en bénéficier, il suffit d’envoyer la facture des frais d’obsèques et l’acte de décès. La qualité d’héritier ou d’ayant droit n’est pas nécessaire pour obtenir ce remboursement. La CNAV procède à ce paiement si elle doit encore de l’argent au défunt (arriéré de pension de retraite).

Il faut savoir que lorsqu’un retraité décède, sa pension lui est due jusqu’à la fin du mois. Le remboursement se base sur cette somme. Par exemple : Michèle a perdu son père qui percevait, comme ancien salarié, une pension du régime général. Elle a acquitté les frais d’obsèques (montant: 5 000€). La pension restant à payer s’élève à 1 000€. C’est donc cette somme que peut lui rembourser la Caisse de retraite de son père.

Est-ce qu’une mutuelle peut nous aider à payer des obsèques ?

De nombreux contrats de mutuelles prévoient une garantie obsèques. Celle-ci permet de prendre en charge une partie des frais d’obsèques selon des paliers stipulés au contrat. Le plus simple est de prendre contact avec la mutuelle du défunt pour vérifier cette possibilité. Si cette participation aux frais d’obsèques est prévue, un tiers-payant peut-être organisé avec l’entreprise de pompes funèbres, dans ce cas l’allocation décès lui est versée directement.

Quel est le prix d’un enterrement le moins cher ?

Ce prix est très variable selon l’endroit où vous vivez, la société de pompes funèbres que vous mandaterez et les choix que vous ferez.

L’inhumation sera moins chère que la crémation si vous choisissez un achat de concession courte (10 ou 15 ans) et si vous déposez le cercueil en pleine terre sans prévoir ni caveau ni monument.

Dans ce cas, seuls un creusement et une semelle pour délimiter la sépulture seront nécessaires.
La crémation peut éviter les frais liés à l’achat d’une concession et à l’aménagement d’un monument funéraire puisqu’elle offre la possibilité d’une dispersion des cendres dans le jardin du souvenir d’un cimetière et celle d’une dispersion en pleine nature.

Les cercueils les moins onéreux sont ceux aux formes simples construits en bois clair : le pin massif, le sapin. Certaines enseignes proposent aussi des cercueils en bois composites, qui sont également une solution économique.

Enfin, moins il y aura d’étapes dans les obsèques et plus vous allègerez les frais de personnel et de transport. Si le défunt reste au domicile ou en chambre mortuaire à l’hôpital ou à l’Ephad, ce sera moins coûteux que si on le déplace en chambre funéraire. De la même manière, une cérémonie dans un lieu unique comme le cimetière ou le crématorium sera moins onéreuse que des funérailles avec un passage à l’église, au temple ou dans une mosquée.

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