Le compost humain devient légal dans l’État de New York !

procédé de compost humain selon l'entreprise Recompose

C’est la première grande nouvelle de 2023, la loi légalisant le compost humain dans l’État de New York a été officiellement promulguée par la gouverneur Hochul fin décembre. Pour Pierre Berneur, président de l’association Humo Sapiens, pour une mort régénérative, “cette légalisation progressive dans un pays culturellement proche de la France permet de renforcer la crédibilité du processus auprès des acteurs et décideurs en France.”

Les restes du défunt sont utilisés comme un engrais

Technique d’humification, le compost humain consiste à déposer le corps du défunt dans un tube et le recouvrir de matériaux naturels comme des copeaux de bois et de la paille. Ce mélange organique est propice au développement de microbes qui vont accélérer la décomposition naturelle du corps. Le tube est chauffé par un mélange d’eau, d’azote et d’oxygène. À la fin du processus, qui dure environ un mois, le corps est totalement transformé en poussière et rendu à la famille. Les proches du défunt peuvent réutiliser ses restes, riches en nutriments, comme de l’engrais pour planter des arbres ou des fleurs.

Compost humain : le mouvement est en marche en France

Washington était le premier État à légaliser le compostage humain en 2019, suivi du Colorado, de l’Oregon en 2021 et du Vermont et de la Californie en 2022. Ce procédé séduit de plus en plus les américains. En France, un sondage réalisé par Opinionways pour l’association Humo Sapiens et MAIF afin de mesurer l’attente sociale en septembre 2022 révélait que 46% des Français.e.s seraient prêts à recourir à l’humification. Désormais, “il s’agit d’étudier les freins et les motivations qui se cachent derrière ce résultat et de débuter la réflexion autour de la solution technique. Aux États-Unis et en Belgique, où le compost humain est également autorisé, le procédé n’est pas le même. La prochaine étape est d’étudier ces solutions et les comparer au niveau social, économique mais aussi écologique pour déterminer ce qui pourra être appliqué en France.”, explique Pierre, président de l’association Humo Sapiens.

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