Le jour où j’ai commencé à communiquer avec les morts

De sa première séance de spiritisme à 14 ans aux premiers signes reçus de ses proches décédés, Laetitia évoque sa façon de communiquer avec les morts.

J’avais 14 ans !

C’était l’année de la mort, inattendue, du chanteur Daniel Balavoine.

Avec deux amies, nous avons décidé de lui parler…

Nous avons installé une table pour faire « tourner les verres », en cachette, dans le grenier !

Et improvisé une espèce d’alphabet. Je ne sais plus qui en a eu l’idée.

Ni comment les éléments techniques de l’organisation nous sont venus, toujours est-il que nous faisions ça très sérieusement (comme font « les grands »).

Je me souviens avoir été très impressionnée la première fois.

Dans cette ambiance quasi religieuse, avec les petites bougies et notre foi d’enfant comme toile de fond, j’espérais vraiment pourvoir lui dire quelque chose.

Mieux : recevoir quelques mots de lui…

Et les verres ont vraiment tourné tous seuls !

Il faut dire que les verres ont vraiment « tournés tous seuls » et que c’était troublant.

Aucune de nous n’aurait triché ou menti.

Alors nous nous sommes prises au jeu. On avait peut-être réussi à communiquer avec les morts

Le temps d’un jeu…

Car si nos débuts dans le spiritisme nous ont permis de recevoir quelques paroles qui faisaient sens, rapidement c’est du grand « n’importe quoi » qui a surgi.

Finalement, nous nous sommes lassées.

Et moi, j’avais fini par m’habituer.

Je n’étais même plus impressionnée par l’Etrange.

J’ai compris, plus tard, en devenant adulte, que nos croyances colorent nos trajectoires personnelles.

Et je me suis intéressée autant à la dimension scientifique de la vie qu’à sa dimension spirituelle.

J’ai aussi appris que, contrairement à ce qu’il est préférable de penser dans une société moderne les croyances et les faits scientifiques ne s’opposent pas nécessairement…

Séance de spiritisme : du paranormal aux thèses scientifiques

Alors, comment ça marche, ces « tables tournantes » ?

Les spécialistes de la zététique sont tentés d’expliquer ça par l’effet idéomoteur : les gens exécutent des mouvements musculaires inconscients, sans s’en rendre compte, donc.

Quant aux croyants, ils sont attachés à ce lien invisible qui peut les relier aux défunts.

La vérité pourrait bien être mi-figue, mi-raisin…

Quand à la fin de mon histoire : quelques années plus tard, quand j’ai fini par ne plus être « impressionnable » du tout (j’en avais vu des tas : des trucs et des gens bizarres), la Vie s’est mise à s’écouler en emportant dans son flux quelques uns de mes-êtres-chers. Ces morts-là étaient les miens… Mais il ne m’est pas venu à l’esprit d’essayer de communiquer avec eux comme par le passé. Car je me sentais « reliée », désormais.

Communiquer avec les morts : du spectaculaire aux petits « signes » .

A ce moment-là, il y a eu ce que l’on peut appeler des « signes ».

De ceux qui n’ont rien à voir avec les séances spectaculaires de spiritisme !

Ces petits épisodes qui ne s’adressent « qu’à nous », ne font sens « que pour nous ».

Ces choses infimes qui font basculer une journée tant elles nous chavirent…

Pour moi ; c’était certain, « mes » morts pouvaient me « parler » !

Pas comme je l’aurais cru.

Pas comme je l’aurais voulu.

Pas forcément quand j’en avais envie…

En vieillissant, plutôt que de me poser la question suivante : « un lien est il possible, entre les vivants et les morts », 

j’ai changé d’angle et me suis demandée s’il est « nécessaire de prouver le lien qu’un grand nombre d’individus ressentent avec leurs disparus » ?

Les questions restent ouvertes !

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